Solistes instrumentaux

David LIVELY - Piano

David Lively l'intemporel

Le goût de David Lively pour la musique contemporaine, et a fortiori celle des Etats-Unis n'est pas un mystère. D'origine américaine, ce claviériste surdoué, qui jouit en france d'une solide réputation depuis son passage au coucours Long-Thibaud-Crespin, s'est imposé comme l'un des meilleurs interprètes de la musique d'Elliott Carter, d'Aaron Copland ou de Charles Ives. On ne sera donc guère surpris de retrouver ces trois compositeurs au menu de son dernier disque (I Got Rhythm, La Musica) dont la majeure partie est consacrée à Gershwin et aux arrangements pour piano seul de ses standarts vocaux. Une mise en perspective vertigineuse, où les révolutionnaires Pensées sur le piano de Carter côtoient des tubes du Songbook américain, nous replongeant dans l'atmosphère d'un Woodie Allen. Mais Lively n'est est pas à un grand écart près. Aussi à l'aise face à la création que dans le répertoire de la Renaissance, il voyage à l'envi à travers les époques. Son récital au Musée jacquemart-André, en cloture du festival Autour du Piano, en sera la mailleur illustration : Lively y interpètera, sur piano carré Zumpe 1771 des sonates de Scarlatti, Mozart et JC Bach ainsi que la Toccata en sol de JS Bach et la Suite n°2 en fa majeur de handel. 

Figaroscope - Thierry Hilleriteau - février 2018
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En effet, ce brillant pianiste avait fait le choix non démuni d’audace de réunir en un même concert Beethoven et des compositeurs américains bien connus du public français tels que Gershwin, Barber, Carter, Gottschalk et Bolcom. [...] 

Si Beethoven sous le doigts de David Lively se réinventait sous forme d’une vision assez radicale, le programme « américain » permettait à cet artiste d’y déployer une maestria étourdissante qui mettait très nettement le public de la Salle Gaveau en joie et l’amenait à en redemander ! Ce qui fut largement accordé par David Lively qui exécuta un étourdissant ragtime de Scott Joplin (1868-1917) avec une virtuosité incroyable.

ON-taupaudio - Michel Jakubowicz - février 2018
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This Lively American has “got rhythm”

Yet Lively has kept his roots. His new CD, “I Got Rhythm” (La Musica SAS) is a personal survey of American piano music, 28 selections, beginning with Gottschalk and concluding with William Bolcom. Along the way, he samples Scott Joplin, George Gershwin, Aaron Copland, Elliott Carter, Samuel Barber, Charles Ives and others. It is a refreshing, exciting panorama from the New World. 

Long associated with the Ecole Normale de Musique, one of the two or three main music schools in Paris, Lively performs classic European repertoire onstage and in recordings but leaves the door open to contemporary and American composers. 

At the Ecole Normale he functions as Director of Exams, which gives him a window on upcoming young talent. Despite technique reaching new heights among developing keyboard artists, he sees piano careers ever more “tough and heartless”. He has concluded that the two piano styles that survive and dominate today are Russian and South Korean. 

I asked Lively (yes, his real name) if he is a crossover artist, but he demurred. He told me in an interview (see below) he says he enjoys “ tackling anything written, whatever style it may be.” He has the technique to wrestle the most virtuosic Elliott Carter compositions to the ground, and even conspired with his late friend Carter to bring “Caténaires” to fruition. They worked it out on the phone. 

I have spent several hours listening to Lively’s almost clinical articulation, easy virtuosity and his sensitivity to the American idiom. I have rarely heard Scott Joplin bounce like this, or felt the Gershwin Songbook trigger the familiar melodies of my past. His Copland, Barber, Ives and Carter all dazzle. 

Lively recently performed at the Salle Gaveau in Paris, rolling out his Zumpe square piano of 1771, identical to Beethoven’s instrument, to play the Beethoven F-minor Kurfürsten Sonata to the delight of the Parisian audience.

Facts & Arts - Michael Johnson - février 2018
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« I GOT RYTHM » PAR DAVID LIVELY – LE DISQUE DE LA SEMAINE

Un simple coup d’œil à la discographie de David Lively suffit pour comprendre que le pianiste franco-américain n’a pas le goût des enregistrements passe-partout (il s’est aventuré entre autres dans les Concertos de Busoni, Marx et Furtwängler ou dans la musique de chambre de Huybrechts). Le récital « I Got Rythm » qui paraît ce 26 janvier (1) offre une nouvelle illustration de sa curiosité. Dans les lignes de présentation de son programme, celui qui s’est installé de ce côté-ci de l’Atlantique alors qu’il n’avait que 16 ans ne cache pas la nostalgie qui l’a conduit à ce retour aux sources de la musique américaine.

Survol d'un siècle de musique : de l’illustre et si avenant Maple Leaf Rag de Scott Joplin – premier titre de l’édition musicale à avoir dépassé un million de ventes – à Caténaires d’Elliot Carter – dans une interprétation proprement vertigineuse – Lively a su composer un album musical aussi équilibré que foisonnant de contrastes, l’un de ces disques qui vous hameçonnent l’attention dès la première plage et de ne la lâchent plus jusqu’à leur terme. Comment résister en effet à la solaire énergie du Souvenir de Porto Rico ou du Banjo de Louis Moreau Gottschalk, à la maîtrise et au tonus avec lesquels est mené le bref Some Southpaw Pitching de Charles Ives ?

On ne goûte pas moins une douzaine d’extraits du Songbook de Gershwin : dire que Lively joue dans son arbre généalogique revient à enfoncer une porte ouverte, mais le résultat s’impose, admirable de tact, de charme et d’esprit. Et avec quelle palette de couleurs l’interprète rend-il justice à chacune des miniatures qu’il aborde, là comme dans les Four Blues de Copland, pas moins caractérisés que les Excursions de Barber, recueil que l’on n’a pas souvent entenu mené avant autant d’imagination sonore.

Le Hoedown tiré des Five Chromatique Dances de William Albright, d’une foisonnante liberté, deux Carter d’anthologie (Intermittences et Caténaires) et – cerise sur le gâteau et clin d’œil à Joplin – l’entêtant et plus que tonique Serpent Kiss –Rag Fantasy de William Bolcom couronnent un récital d’une cohérence admirable. « Un voyage », écrit David Lively ; une fête aussi !

De quoi attiser l’envie de retrouver le pianiste en concert, le 26 janvier à Gaveau, dans programme partagé entre Europe et Etats-Unis puisque les Sonates n° 2 WoO 47, « Waldstein » et « Clair de lune » de Beethoven y tiennent compagnie à des pages de Gottschalk, Barber, Ives, Gershwin, Bolcom et Carter.

Concertclassic - Alain Cochard - janvier 2018
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Le Monde Musiques : Sélection d'albums 

Avec ce programme époustouflant, David Lively – pianiste français d’origine américaine – semble réaliser, à 68 ans, un rêve de gosse, consistant moins à honorer ses ancêtres qu’à enchaîner sans modération les plaisirs d’un interprète surdoué. 28 pièces made in USA, 28 états de la musique – souvent d’essence populaire – fédérés par le rythme. Pas d’antagonisme Nord-Sud dans cette géographie étoilée mais une polarité ragtime-blues investie par des compositeurs tels que Scott Joplin, Aaron Copland, Samuel Barber ou William Bolcom. Une touche latino aussi, avec Louis Moreau Gottschalk (Souvenir de Porto Rico), et une adrénaline de base-ball avec Charles Ives (Some Southpaw Pitching). Si la colonne vertébrale de cet « Homo americanus » est figurée par une douzaine de mélodies signées George Gershwin (dont celle qui fournit le titre de l’album), sa nature d’Iron Man est attestée par les exigences virtuoses de William Albright (Hoedown) et d’Elliott Carter (Caténaires). Pierre Gervasoni

Le Monde - Pierre Gervasoni - janvier 2018
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Tour de force

Deux moments forts enfin. David Lively s'adresse au public pour présenter, avec justesse et clarté, un programme passionnant, qui culmine dans la lancinante 10e Barcarolle de Fauré et la méconnue sonate(1917-18) de l'américain Charles Griffes. L'ancien élève de Claudio Arrau joue de mémoire (un tour de force) cette musique féroce, avec un abattage et une virtuosité de premier plan. Plein de panache, il prend tous les risques, insufflant une grande énergie aux Trois Mouvements de Petrouchka de Stravinsky.

Diapason
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Critique de l'intégrale de oeuvres de musique de chambre de César Franck

"Le Franco-Américain David Lively est, en quelque sorte, le chef d'orchestre de cette intégrale, la plus complète jamais réalisée – même si la seule vraie première en est le Solo de piano avec accompagnement de quintette restitué par Joël-Marie Fauquet. Il a pour partenaires les solistes de La Monnaie emmenés par Tatiana Samouil, premier violon du Quatuor Malibran. Ces deux têtes ne tirent pas du même côté. David Lively est égal à lui-même : son immense facilité fait couler la musique avec fluidité, sans que ce soit pour autant gommée son ampleur symphonique. Tatiana Samouil, elle, semble se défier du post romantisme de papa Franck à son grand orgue et, avec ses complices cordistes, travaille pour un uniforme allègement. Le décalage entre les deux visions donne une certaine tension au quintette et réussit assez aux trois pièces mineures et aux trios concertants, qui justifient pleinement l'achat de ce coffret."

Diapason - Paul de Louit (4 diapasons)
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Critique de l'intégrale de oeuvres de musique de chambre de César Franck

"Etalé sur deux ans en la Salle Fiocco de La Monnaie cet enregistrement (le plus complet à ce jour) de la musique de chambre du Pater Seraphicus met en valeur les membres de l'Orchestre céans flanqués du pianiste David Lively. (...) Le pianiste David Lively dispense un jeu clair, sans affectation sentimentale tout en étant expressif. Sa technique éprouvée vient à bout des acrobaties lisztiennes des premiers opus (...)."

Classica - Jérémie Bigorie (3 étoiles)
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Critique de l'intégrale de oeuvres de musique de chambre de César Franck

"The three relatively familiar works, the Violin Sonata, Piano Quintet and String Quartet, are played with ardour, refinement and flair by the pianist david Lively and the Quatuor Malibran, and the broad vistas they open to Franck's rand and development in the realms of chamber music makes this set particularly fascinating."

Gramophone - Geoffrey norris
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Marathon in Mountains of Music: David Lively and the Düsseldorfer Symphoniker under John Neal Alexander take on Busoni’s Piano Concerto

…Now the American pianist David Lively, who lives in France, has taken on the piece as part of the community symphony concert. He came well-prepared, having recently recorded Busoni’s monument with Michael Gielen and the Südwestfunk-Orchester. By nature essentially a lyrical pianist, he endeavored to coax a number of nuances from unwieldy colossus. But the primary issue was his ability to thunder through the mountainous hand positions with all possible strength, and heroically master the relentless octave passages, intertwining runs and chords stacked back-to-back.
…Lively took the opportunity to demonstrate his jeux perlé in finely nuanced increments. He drew a variety of sounds from the initial turmoil and hammered out his interpretation of the Tarantella with utter selflessness.

WZ Montag - Emil Fisher
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L’OSR entre Broadway et l’Andalousie

Heureusement, David Lively veille. De son clavier, le pianiste americain insuffle une vie extraordinaire aux épisodes dansants, laisse s’épanouir le bouillonnant lyrisme de Lennie. La technique est imparable, la sonorité musclée, le flair rythmique impressionnant.

Journal de Genève et Gazette de Lausanne - Luca Sabbatini
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La part de rêve

De la puissance, du brio, une saine et nécessaire agressivité, bien entendu. Mais aussi, par la grace d’un toucher extrèmement sensible, des moments d’une exquise et discrète tendresse, des plages de poésie pure et quasi immatérielle. La technique est superbe, d’une souveraine aisance.

Le Figaro - Pierre Petit
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Master of the Multi-Faceted and the decorative

In Chopin’s Second Piano Concerto, David Lively demonstrated his mastery of the multi-faceted and the decorative, adding ornamentation and nuances to his part like a network of tendrils. It shone with a familiarity that was truly delightful. Moreover, Lively set off his pianistic firework without a trace of boastful showmanship, thus avoiding an outright juggling display 

Sächsische Zeitung - Peter Zacher
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Geschenk für die Raritätenfreunde

With David Lively as a soloist, technically dominating the situation, we heard a virtuoso that would have overjoyed Bernstein himself…

Wiener Zeitung - Christian Heindl 
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Furtwänglers Titanen-Konzert

Even among the best pianists, there are few who are up to this very virtuoso piece, which asks for 65 minutes of concentration & perseverance  from the artist & the public. The American pianist David Lively mastered this piece both technically and musically.
… It was fascinating to see with what pleasure Lively recited the melodic passages.
… Even after one hour, tension remained high and for the numerous public, time passed by very quickly, as they experienced a “lively” demonstration of piano playing, backed up by an excellent orchestra and a commited conductor.

Badener Taggblatt - Karen Streich
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In permanenten Ausnahmezustand: Der Amerikaner David Lively und der Schweizer Stefan Blunier wagen sich an Busonis Klavierkonzert

La performance la plus foudroyante émana cependant du pianiste américain David Lively. L’art avec lequel il força à l’unité une complexité musicale aussi puissante et maîtrisa, par une concentration sans relâche, l’état de grâce d’une virtuosité quasi inhumaine se tenant prête à exécuter des amas d’accords, conduisit à de longues ovations d’une puissance inhabituelle.

Frankfurter Allgemeine Zeitung - Harald Budweg
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Lively, Surprise Pianist

…He is so impressive a pianist that one hardly knows where to start. The most obvious thing is to focus on his enormous physical power and precision, shown most spectacularly in the furious pyrotechnics of Stravinsky’s piano transcription of 3 movements from” Petrushka”, with sensationally played bass runs in the “Danse russe” and marvellously clean rhythms and huge sonorites in “La Semaine grasse”…
…Schumann’s  “ Novelettes”, Op. 21, were splendidly fluent, with a clear command of the dense complex Schumann piano textures. And the Third Beethoven Sonata in C major, Op 2, was admirably forthright.

The Washington Post - Lon Tuck
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