Solistes instrumentaux

Ilya RASHKOVSKIY - Piano

"piano lumière élégant et perçant dont la pointe de génie paraît dans les pièces dédiées à son instrument, surprenant Ballet des Revenants, magnifique Ballade en ré mineur"

"L’élégance du jeu, la sonorité ailée du jeune Russe indiquent un artiste de premier rang, et lorsque les sublimes Variations sur un thème de Robert Schumann paraissent, soudain je me souviens de l’émerveillement qui m’avait saisi entendant Ilya Rashkovskiy jouer les Études de Chopin"

"Ce clavier volatile et puissant, cette éloquence sans pesanteur, ce grand jeu où rythmes et couleurs s’harmonisent disent tout des complexités de l’écriture pianistique de Clara Schumann, et offrent d’un de ses plus subtils opus une version si émouvante que tout de suite je voudrais entendre jouer Ilya Rashkovskiy la musique de son époux. La Grande Humoreske devrait lui aller comme un gant. Voilà bien un pianiste à suivre avec la plus grande attention"

Jean-Charles Hoffelé
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Ilya Rashkovskiy, peintre fantastique des "Tableaux" de Moussorgski

À l'automne 2016, un CD et un concert sont venus rappeler que le plus parisien des pianistes russes, Ilya Rashkovskiy, est un artiste passionnant dont on guette avec bonheur chaque événement. Ses "Tableaux d'une exposition", composés par Modeste Moussorgski en 1874, encadrés par des œuvres de Tchaïkovski et Rachmaninov, composent un envoûtant portrait du pianiste parvenu à la maturité.

[...] prodige, célèbre pour avoir raflé quelques-uns des plus grands prix internationaux, est devenu un artiste très attachant, dont les qualités sont exhaussées tant par la science de la maturité que par une sensibilité rare. Avec ce nouvel enregistrement, il peut ainsi établir un premier bilan de son parcours artistique. Un bilan sous forme de programme dans son excellent et nouveau CD autour des "Tableaux d'une exposition", joués par lui depuis 2009. Le pianiste russe a choisi de les encadrer avec deux pièces de Tchaïkovski en guise d'introduction, l'élégiaque "Doumka" et "Romance" connus dès l'enfance, avec l'"Élégie n°1" opus 3 suivie de la "Sonate n°2" de Rachmaninov en conclusion, jouées depuis l'adolescence : bref, un parcours de vie et la volonté de partager une vision de ce qui se fonde encore et toujours dans l'héritage du grand piano russe.

Des œuvres écrites entre 1874 et 1913 (avec la version de la sonate de Rachmaninov révisée en 1931) qui donnent à voir le vaste paysage de l'âme russe en de tantôt brillantes, tantôt émouvantes toiles sonores. Toiles que le jeune pianiste enlumine de magnifiques couleurs grâce à un jeu subtil, et un dialogue superbe des mains gauche et droite. Climats et humeurs, de la mélancolie à la jouissance expressive la plus débridée, se succèdent, se mêlent, se répondent avec une sonorité ronde, poétique, artiste en un mot. 

La virtuosité réelle, jamais envahissante, nourrit le grand théâtre des passions romantiques (chez Tchaïkovski et encore chez Rachmaninov), mais aussi celui de cette visite d'une exposition des œuvres de l'ami de Moussorgski, trop tôt disparu, le peintre et décorateur Victor Hartmann, avec ses scènes quotidiennes, ses légendes fantastiques slaves et son humoresque incursion européenne. Un voyage en France ("Limoges - le marché"), en Italie ("Cum mortuis in lingua mortua") qui s'achève par le défilé maestoso de "La Grande Porte de Kiev", ponctué par de sublimes "Promenade(s)", si belles ici. 

Dix tableaux qui puisent leur énergie et leurs atmosphères dans la tradition folklorique (la Pologne de "Bydlo"), dans la musique de scène ("Ballet des Poussins dans leurs coques"), dans le grotesque des aperçus de la vie ("La Cabane sur des pattes de poule") mais aussi dans l'imaginaire avec la sorcière "Baba Yagà", personnage qui avait déjà irrigué l'inspiration du sabbat d'"Une nuit sur le Mont Chauve" en 1867.

Avec son sens inné de la complexité des détails mais aussi une indéniable maîtrise des architectures (confirmée avec cette superbe sonate n°29 "Hammerklavier" en concert, en novembre, salle Gaveau), Ilya Rashkovskiy se révèle maître en clarté comme en surprises dans ces miniatures aux teintes changeantes, ne faisant qu'un avec ce Steinway qui sonne magnifiquement à l'enregistrement. Un pianiste au parcours passionnant, dont on n'a pas fini d'aimer la ferveur et l'exigence. 

Christian Ducq | la revue du spectacle | Janvier 2017
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La palette d'Ilya Rashkovskiy est moins riche que celle de Claire Chevallier mais le dessin plus virtuose - lpus convenu, aussi. L'élève de Marian Rybicki à l'Ecole Normale de musique de Paris possède un gros son, encore amplifié par une captation d'une grande présence et un haut niveau de gravure. Du piano très solide, parfois superve de réalisation, qualités que confirme le Sonate n°2 de Rachmaninov, dont le début sonne magistralement [...]

Bertrand Boissard | DIAPASON | janvier 2017

CD : Moussorgski, Tchaïkovski et Rachmaninov interprétés par Ilya Rashkovskiy (piano)

 

Le jeune pianiste russe, Ilya Rashkovskiy vient de faire une entrée fracassante dans le domaine du piano en donnant Salle Gaveau, le vendredi 18 novembre, un concert à la programmation ambitieuse puisque la gigantesque Sonate No29 « Hammerklavier » de Beethoven figurait en première partie de ce concert. En seconde partie le jeune pianiste russe s’attaquait à un monument du répertoire russe pour le piano avec « Les Tableaux d’une Exposition » de Moussorgski.

Cette œuvre de Moussorgski est également présente dans ce CD en compagnie d’œuvres de Tchaïkovski et de Rachmaninov. Ilya Rashkovskiy débute ce CD entièrement consacré à la musique russe pour piano avec une pièce au caractère lancinant, plaintif et désolé d’une Doumka op.59 de Tchaïkovski. Cette Doumka se termine néanmoins par des rythmes heurtés et dansants. La deuxième pièce de Tchaïkovski, « une Romance op.5 » affiche une légère tendance à la mélancolie chère à l’auteur de la « Symphonie Pathétique » et de « La Dame de Pique », mais se termine sur une sorte de marche triomphale où se dessinent furtivement parfois de brefs éléments s’apparentant à la liturgie orthodoxe. « Les Tableaux d’une Exposition » de Moussorgski sont basés sur les dessins de l’architecte Victor Hartmann. Moussorgski, doté d’une imagination débordante a parfaitement illustré musicalement ces images où se mélangent scènes quotidiennes et contes fantastiques russes. On sait ce que l’orchestration de Maurice Ravel apportera aux « Tableaux d’une Exposition » de Moussorgski, mais la version originale pour piano restera toujours plus proche de l’inspiration originelle de Moussorgski.

La dernière partie de ce CD est entièrement consacrée à Serge Rachmaninov. Elle débute avec « l’Elégie, op.3 No1 ». Le compositeur nous convie à une effusion romantique qui maintient un lien ténu mais presque évident avec Tchaïkovski. La « Sonate N°2, op .3 » de Rachmaninov date de 1913, mais sera remaniée près de vingt ans plus tard en 1931. Elle fait suite à la « Sonate N°1 en Ré mineur », que Rachmaninov compose en 1907. Cette Sonate N°2 de Rachmaninov commence par un Allegro agitato d’une inspiration proche de l’inquiétude, où semblent s’accumuler de sombres pressentiments. Le Non allegro suivant dépeint une sorte de tristesse latente et va être suivi d’un Allegro molto d’une splendeur presque orchestrale. 

Ilya Rashkovskiy, l’interprète de ce CD entièrement dévolu à la musique russe pour piano séduit par sa technique foudroyante qui semble se jouer de toutes les embûches que recèle ce répertoire. Particulièrement à l’aise dans les passages acrobatiques, Ilya Rashkovskiy n’en démontre pas moins une extrême sensibilité comme par exemple dans la « Doumka op.59 de Tchaïkovski ».

Un pianiste au talent prometteur qui dans un futur proche nous réservera d’autres belles surprises !

Michel Jakubowicz | ON-Topodio | 16 décembre 2016
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Ilya Rashkovskiy nous lance en Russie

Quel pianiste... Un petit gars que ce Rashkovskiy, enfin presque- il est encore jeune, mais sa taille est grande- et, c'en est une chance, il vit chez nous.

Plusieurs fois lauréat des concours internationaux, ce pianiste présente un nouveau disque formidable. On y entend la Romance et Doumka de Tchaïkovski, une sonate et l'Elégie de Rachmaninov et les Tableaux d'une exposition, de qui vous savez.

Déluge et tendresse mélangées, cet enregistrement doit faire partie de vos cadeaux. Bon, d'accord, le billettiste est excessif, c'est son côté slave qui l'emporte. Vous êtes encore libre de choisir ce que vous allez offrir. Mais songez-y quand même: cet artiste vaut le détour.

Frederick Casadesus | Mediapart | décembre 2016
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Young Russian brings personal élan to Mussorgsky’s Pictures

Ilya Rashkovsky is a rising young Siberian pianist, now based in Paris, whose new CD injects fresh élan into Modeste Mussorgsky’s delightful Pictures at an Exhibition. The performance shows no sign of battle fatigue despite being a mainstay of his recital repertoire for the past seven years. Rashkovsky says he has played it 30 times in public.

A native of Irkutsk, Rashkovsky has built a repertoire spanning classical and romantic eras but has never lost his Russian roots. Pictures proves the point. As Sviatoslav Richter once said, the composition is the “best Russian work for piano, amen”.

In his CD (“Mussorgsky” La Musica LMU 007) Rashkovsky plays the recurring promenade with controlled majesty, and dips in and out of the ten diverse musical pictures with seeming ease.  He acknowledges a “highly personal” interpretation, facilitated by his decision to learn the piece on his own, without recourse to a teacher.

Rashkovsky says in his liner notes that he wanted to avoid copying others’ ideas. “With some music,” he wrote, “I feel the need to shut myself away without trying to find out how other pianists approach it.” When he plays the finale of Pictures, and the Russian church bells ring out, he says, “I feel myself truly transported back to Russia.”

Mussorgsky viewed the actual pictures at an exhibition in St. Petersburg in 1874 staged in homage to the premature death of his friend, the architect and watercolorist Viktor Hartman.

Mussorgsky was so deep into his emotions over Hartman’s passing that he produced the work in 20 days without a break. “I can hardly manage to scribble it down on paper fast enough,” he wrote to a colleague in mid-composition. “I think it is working.”

For this CD, Rashkovsky adds Rachmaninov’s Sonata No. 2 Op. 36 and two short pieces by Tchaikovsky – both of which bear references to Pictures.

I was curious to know more about Rashkovskiy, where he came from and where he is going, and so arranged an email interview with him in French. Here is my translation of our interview.

Has Paris become your permanent home?

There is no guarantee that I will stay in Paris. I travel abroad regularly for recitals and concerts, so we shall see.

You have studied in Russia and Germany. Did you move to France specifically to work with Marian Rybicki at the Ecole Normale Supérieure de Musique Alfred Cortot? 

For the past seven years I have lived in Paris and opted to work independently of any individual teacher. Marian Rybicki has helped me musically, however, and I still play for him occasionally.

What is your personal situation?

I am 32 years old, and married to Japanese girl.

Lazar Berman said once that serious pianist should have as many concerti in his repertoire as his age. Are you keeping pace?

I am developing in line with the Berman rule.

Your new CD features a powerful version of Pictures at an Exhibition. Is this new to your repertoire?

Oh no. Pictures is one of the first pieces I learned when I arrived in Paris. By now, I have played it about thirty times in recitals. 

Do you notice that Russian pianists playing internationally exploit the “Russian school” sound that developed in the 19th century, or has everyone become standardized?

I don’t like to categorize pianists by nationality. One even hears the generalization that players from Asia lack soul. Not true! There are all kinds of pianists today including various Russians. I am certain that if you listen to a pianist blindfolded, it would be very difficult to say where he or she comes from.

And yet in your Pictures recording, you seem to display the “generosity of expression” that typified the old Russian school.

I had no such thing in mind. Mussorgsky inspired me musically, and so I simply strived to play the piece as well as possible.

What new repertoire are you working on now?

I have a project under way to pair J.S. Bach and Toru Takemitsu for a recital program. I also plan combinations of Bach Partitas, the Suites Françaises and the Preludes and Fugues. And if all goes well, the Goldberg Variations too. And I might undertake a complete set of the Prokofiev sonatas. I try to enlarge my repertoire steadily every month. I have about twenty favorite composers I concentrate on.

Are you strictly a solo performer?

No, I regularly play in chamber ensembles too. Soon I will be working on the Richard Strauss sonata for violin and piano.

Except for a bit of Poulenc and Ravel, you seem to favor classical and romantic composers. Are you avoiding contemporary music such as that of Berio, Lachenmann, Feldman, Cage?

I do not know all the contemporary composers but several of them appeal to me. One that I particularly appreciate is the Korean composer Jeajoon Ryu. I am totally open to contemporary music although I do not often perform it. Sometimes mastering these pieces can take a great deal of time. For example, learning the Schubert A Major sonata D959 takes about the same amount of time as one Ligeti étude.

You have come a long way since your beginnings in Novosibirsk. Are you satisfied with your career progress?

I am satisfied with my progress thus far but looking ahead ten years my aim is to play better and better. 

Facts & Arts | Michael Johnson | décembre 2016
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ILYA RASHKOVSKIY – TCHAIKOVSKY – MOUSSORGSKY – RACHMANINOV

Et on se dit qu’il faut un certain culot pour publier une énième version des Tableaux. Moi qui suis un adepte des écoutes discographiques intégrales, je ne me lancerai pas dans celle-ci…
Mais peu importe, cette version-là pourrait suffire ! Le piano est immense, l’instrument est d’ailleurs superbe – il tient très bien le son, avec un excellent échappement et il est superbement capté, la technique du pianiste est bluffante, et sa vision aussi originale que prenante et même exaltante. Voilà bien des adjectifs banals mais on voudrait en rajouter…
Un Gnôme bien ciselé, des Promenades rêveuses (la 2e !), un Châteauaux nuances poétiques remarquables, des Tuileries élégantes et pas ‘boulées’ comme parfois, Les Poussins piaillent à leur aise, Schmuÿle se plaint bien, belles envolées à Limoges, superbes sonorités des Catacombes, une Cabane ébouriffante et une Grande porte grandiose finissent de nous convaincre que l’on a là une grande version 

Musique classique & Co | Thierry Vagne | 20 octobre 2016
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Tête épique : Ilya Rashkovskiy dans la tradition du grand piano russe

Douceur et monde de brutes, une définition sommaire du piano russe – œuvres et interprètes – ces derniers représentés par leurs grands hommes : Vladimir Horowitz, Emil Guilels, Sviatoslav Richter, aujourd’hui Grigory Sokolov. En commençant son programme par deux Tchaikovski aimables (Doumka et Romance), en le poursuivant avec des Tableaux d’une exposition et une 2ème Sonate de Rachmaninov survoltés - trois univers correspondant, explique-t-il, à trois âges de son encore jeune existence (il a 31 ans) -, le Sibérien Ilya Rashkovskiy s’inscrit dans cette tradition. Amateurs de piano policé, craignez ce disque. Sa tête épique, sa technique digitale impressionnante, voire son mépris des tympans de l’auditeur ne résument pourtant pas la personnalité de ce muscleman du clavier. Il fait aussi preuve dans Moussorgski, dans Rachmaninov (même dans l’Elégie op. 3 n°1 qu’il termine en tempête avant d’attaquer la Sonate) d’une intériorité qui rend justice au visions pré-einsteiniennes du premier tout en donnant belle allure aux effets de manche du second. Au moins se démarque-t-il de la cohorte talentueuse mais trop souvent formatée des jeunes pianistes d’aujourd’hui.

Musikzen | 27 octobre 2016 | François Lafon
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PIANISTE : Trois questions à Ilya Rashkovskiy 

Pourquoi ce programme 100% russe ?
Je joue très souvent les tableaux d'une exposition de Moussorgski en concert. Je m'y sens à l'aise et constate que le public est très receptif à cette musique. Au départ, je voulais seulement enregistrer Moussorgski, mais en explorant son répertoire pour piano, j'ai eu envie de redéfinir mon projet. J'ai repris la Sonate n°2 de Rachmaninov que j'avais délaissé pendant plusieurs années. La Romance en fa mineur et Dumka de Tchaïkovski se sont ajoutés naturellement à ce programme. 

Quel est le lien entre ces oeuvres ?
Les univers de ces compositeurs sont souvent proches. Chez Rachmaninov et Moussorgski, des clocheds sont régulièrement évoquées dans leurs pages pour piano. Quant à la musique de Tchaïkovski, elle a représenté une grande source d'inspiration pour Rachmaninov. 

Quel est votre rapport à la musique russe ? 
Elle est dans les gènes ! Je suis né en Sibérie, j'ai étudié au Conservatoire de Novossibirsk, puis en Allemagne, avec un professeur russe. J'ai un rapport très naturel à la musique de mon pays. Les deux pièces courtes de Tchaïkovski, je les ai apprises lorsque j'étais enfant. Mais je ne veux pas me fixer de limites. Je vous tout jouer. 

PIANISTE | Elsa Fottorino| novembre-décembre 2016
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The Joy of Music Festival - Hong Kong City Hall Concert Hall

It is hard to believe that ten years ago, in 2005, 20-year-old Russian pianist Ilya Rashkovskiy was awarded First Prize at the First Hong Kong International Piano Competition. Then I predicted he would go on on win further prizes in further major competitions. This he duly obliged, garnering First Prize at the 2012 Hamamatsu International Piano Competition, and coming close at the Queen Elisabeth (Brussels), Vianna da Motta (Lisbon), Enesco (Bucharest) and Arthur Rubinstein (Tel Aviv) competitions. At 30, he's all done with concours, but what a journey! Listening to his latest recital, he has also matured. Mere technical proficiency has  given way to a certain fearlessness and the ability to “mix it in” with the music, without fearing what the jury might think.

Just to put things in perspective: in Hamatmatsu where he so convincingly triumphed, 4th placing went to the fellow Russian Anna Tcybuleva. Today, Tcybeuleva is the latest winner of the Leeds International Piano Competition, which just concluded last month.


Rashkovskiy's present repertoire has begun to reflect the inner musician in him. The Russian warhorses still remain, but he has been able to include works that bring out qualities other than outright virtuosity. In a selection of five Rachmaninov Preludes from Op.23, it was the slower ones – Nos.1 (F sharp minor), E flat major (No.6) and G flat major (No.10) – that shone out with an innate lumincescence. Of course, he could still barnstorm in the popular G minor (No.5) and C minor (Op.7) Preludes like before.

Ravel's slender Sonatine was a curious choice, but that was prime opportunity to display restraint and plain good taste. This finely-honed musicality was balanced by the whirlwind of a finale, which showed he could summon the fireworks at will. Even better was Georges Enesco's First Sonata, a rarity if any, which deserves to be heard more often than his First Romanian Rhapsody. It is a three- movement masterpiece of colour and myriad shades, about 18 minutes long, once likened to Dante's Purgatorio, Inferno and Paradiso in miniature.


The nocturnal mood of the opening movement was captured most beautifully, with flickering half-lights amid long shadows, punctuated with violent asides, and the skittish scherzo-like middle movement, which flitted about like the mysterious wisp o' the wisp. The final slow movement, gripping in its intensity and alive with expectancy, capped the finest performance of the evening.

There were two obligatory showpieces in single movements, Scriabin's Fifth Sonata and Prokofiev's Third Sonata. No recording quite matches live performances of the Scriabin, and this listener would gladly experience Rashkovskiy's volatile and highly-charged reading in a concert hall than sit in front of the stereo for Horowitz or Richter. Never has the right hand's chords flown with such mercurial speed and lightness, but being there in person was the price of believing such sleights of hand were indeed possible. Similarly, the Prokofiev was given a thunderous outing, where the abrupt shifts between motoric drive and smooth lyricism where made possible by a superior technique

Rashkovskiy was joined by fellow Hong Kong winner Jinsang Lee (the 2008 edition of the competition) in Arno Babadjanian's Armenian Rhapsody, which was an enjoyable romp from its melancholic opening to a riproaring dance-like finale. The applause had barely died down, when Rashkovskiy's encore silenced them completely. In the face of such overwhelming virtuosity, it was refreshing to hear some “simple” Chopin, the gentle lilt of his Waltz in C sharp minor (Op.64 No.2). Simply ravishing too.  

Chang Tou Liang - pianomania -  Singapour - 14/10/2015

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« Terrifiante virtuosité »

Quels éblouissants tableaux d’une exposition ! Sous l’emprise d’on ne sait quelle force occulteou substance hallucinogène, Ilya Rashkovskiy a offert au public des Pianissimes 2010 une pure démonstration de virtuosité, trente minutes d’absolue splendeur musicale qui sollicitent l’imaginaire de l’auditeur comme rarement. Car voilà une lecture puissamment expressive, et hautement éloquente, d’un des recueils les plus extraordinaires de la littérature pianistique ! A t-on déjà entendu, sinon dans l’enregistrement visionnaire de Pogorelich (DG) plus ébouriffant Marché de Limoges, Ballet des poussins dans leur coque plus échevelé? Catacombe égrène ses perles funèbres au goutte à goutte et sous de tels doigts La cabane sur des pattes de poules exhale d’incroyables séductions lucifériennes. Il y a chez le jeune russe, élève de Vladimir Krainev, nonobstant une fantastique technique pianistique -presque démoniaque- un sens aigu de la narration et de la progression dramatique, qui culminent dans une Grande porte de Kiev majestueuse. Le piano sonne alors tellement plein, magnifique, que l’on se surprend à penser à Sviatoslav Richter, inaccessible lui aussi dans ces pages....

Arnaud Buissonin - Resmusica - 09/06/2010 

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« Colorist of the piano »

The Russian llya Rashkovskiy presented Musical Tableaux, establishing him as a supreme “colourist of the piano”.
The entire first half was Spanish, beginning with two pieces from Enrique Granados' Goyescas.
Rhythmic exactitude in the Fandango By Candlelight was balanced by the languor and melting lyricism of the Maiden And the Nightimngale.
Rashkovskiy alos exhibited a myriad tints and shades in Jpaquin Rodorigo’s Andalusian Impressions-including a tantalizing Devil’s Seguidilla-while the Impressionnistic hues of Federico Mompou’s Paisaje(Landscape) came across most beautifully. In Rachmaninov’s Etudes-Tableaux Op.39, Rashkovskiy’s control of the treacherous piano-writing was exemplary, barnstorming in the finger-twisters while brooding in a typically Slavic manner in the somber numbers.
Each of the nine tone poems was presented as multi-faced gemstones, and if memories of a Richter or Ashkenazy were evoked, it was no coincidence.

(by Chang Tou Liang, the Star Times Singapore, 23/10/2009)

JB Millot

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