Solistes instrumentaux

Jean RONDEAU - Clavecin

A Saint-Denis, l'intensité de Jean Rondeau dans les Variations Goldberg

[...] Après un court prélude improvisé qui permet à chacun de rentrer dans le concert, Jean Rondeau fait résonner l’Ariaavec beaucoup de sensibilité, et un grand soin pour différencier les lignes, décaler les mains avec recherche et orner aux reprises. Puis ce sont les variations, suffisamment riches en elles-mêmes pour que le claveciniste n’ait pas à en rajouter ou à rechercher l’originalité par rapport aux interprétations de référence. Les lignes sont claires, les canons sont bien mis en évidence. Et l’intelligence musicale de Jean Rondeau fait merveille dans cette partition qui, si on n’y prend garde, peut se voir réduite à un exercice digital de luxe. Remarquable est notamment sa capacité à préserver la pulsation et la respiration à travers les arabesques complexes, là où trop d’interprètes (notamment les pianistes), se laissant emporter par le contrepoint, ont tendance à dérouler un tapis musical trop uniforme.

Dans la deuxième variation, prise assez vite, les petits ralentis sont bienvenus, de même que le caractère faussement hésitant dans la quatrième ou l’opulence plutôt inhabituelle dans le canon à la seconde de la sixième. Jean Rondeau s’amuse dans les trilles et les triples croches de la quatorzième, et nous gratifie de beaux décalages dans l’Andante chantant de la quinzième. Là, après une courte pause qui permet à chacun de souffler, vient l’Ouverture, où le claveciniste, retrouvant la musique française qui lui sied si bien, apporte à la musique un supplément d’âme, animant encore davantage le discours et ornant avec spontanéité les reprises. La dix-neuvième variation, prise un peu rapidement, est cependant délicieusement chantante. Alors que la vingt-cinquième, marquée Adagio, représente un long moment de grâce suspendue, que Jean Rondeau conduit superbement de syncope en syncope. [...]
Stéphane Reecht - ResMusica - juin 2017
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Un imposant clavecin, deux claviers, en bord de plateau : image plutôt rare au Nouveau Siècle (le répertoire symphonique débute là où s’arrête, fin XVIIIe siècle, celui de ce bel instrument à cordes pincées). Soliste invité, Jean Rondeau, cheveux et barbe à la Maxime Le Forestier (époque San Francisco), pour le très beau Concert champêtre écrit par Francis Poulenc en 1929.Jean Rondeau comme fixé sur son tabouret, ciselant quant à lui la partition (il confiera au public jouer cette page pour la première fois). Avec deux bis magnifiques : Couperin, Les Barricades mystérieuses, puis Bach. On l’a senti alors lui-même, dans son élément.
J.-M. D. - La Voix du Nord - mai 2017
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HR (public radio station in South West Germany, Frankfurt)
" Jean Rondeau puts the harpshichord in the limelight. A lot of pleasure to listen " " Rebirth of the instrument "
" Among experts he is deemed to be the new messiah of the instrument" 
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DPA (press agency)
" amazing album" 
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SWR (public radio station in South Germany, Stuttgart)
" fulminant technique, improvising performance with richness of ideas for interpretations " 
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On savait Jean Rondeau brillant sur scène en solo ou en quatuor, le voici très à l’aise également en chef de bande, dans un programme consacré à la musique concertante de Johann Sebastian Bach et de ses fils pour le Café Zimmermann.

Le concert de ce dimanche matin reprend les instrumentistes et (presque) le programme du récent disque Dynastie : Bach concertos paru chez Erato. Du côté des premiers, ce sont d’excellentes recrues, une par voix, telles que la violoniste Sophie Gent, le violoniste compère chez Nevermind Louis Creac’h, l’altiste Fanny Paccoud (membre du Concert Spirituel, d’Orfeo 55, d’Amarillis…), ou encore, très bonne idée, une bassoniste en la personne d’Evolène Kiener. Du côté du second, quelques différences, notamment au début du concert : un choral arrangé pour instruments (non crédité), et une symphonie de Carl Philipp Emanuel au lieu de son concerto en ré mineur pourtant annoncé. À défaut de faire briller le clavecin, cette œuvre met en avant les deux violons et l’alto, tour à tour solistes et tuttistes, comme en une sorte de concerto grosso où la basse, fournie, apporte une bonne profondeur. Le son est beau et vivant, et les plans sonores d’une grande clarté, autant dans l’Allegro assai très rapide que dans l’Adagio recueilli, et que dans l’Allegretto en forme de rondo, très frais, qui ferme la pièce.

La cohésion de l’ensemble est également remarquable dans un Allegro e forte de Wilhelm Friedemann, pièce orchestrale en forme de fugue très plaisante et d’une écriture fort riche, loin de représenter un simple exercice. Et le jeu bien ciselé des musiciens continue de faire merveille dans le concerto en fa mineur attribué à Johann Christian, autrefois attribué à Wilhelm Friedemann. La qualité d’articulation est à signaler, notamment dans un premier mouvement là aussi pris très vite, mais ménageant tant au tutti qu’au clavecin solo de beaux moments de tension et de détente, ou dans un Andante pris avec toute la largeur qui s’impose. On peut regretter chez Jean Rondeau une propension à commencer un peu trop souvent ses solos dans un tempo exagérément ralenti, mais ce « tic de langage » n’est rien en regard du bonheur qu’il y a à entendre ce virtuose à la grande musicalité, toujours au service de la musique et de ses partenaires, qu’il dirige. Et son attitude, mélange de décontraction et de concentration intense, fait plaisir à voir.

Le célèbre Concerto BWV 1052 clôt le concert, avec le Largo du BWV 1056 donné en bis. Le premier Allegro est très réussi, quoique pris très vite. Hormis l’un ou l’autre passage où le soliste est peu audible, tout est parfait et les solos du clavecin nous amènent sur les cimes de la jubilation musicale. Après un Adagio plus apaisé que puissant ou menaçant, l’Allegro final est enlevé, avec juste ce qu’il faut de souplesse et de tonicité pour donner tout l’élan qui s’impose à cette musique géniale. En définitive, cette version d’une œuvre maintes fois jouée, servie aujourd’hui par une acoustique probablement plus favorable que celle de Saintes, est pleinement enthousiasmante.

Stéphane Reecht - ResMusica - 30 mars 2017
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MÚSICA CON CARÁCTER EN LA BIBLIOTECA LUIS ÁNGEL ARANGO

El pasado viernes 3 de marzo se presentó en la Sala de Conciertos de la Biblioteca Luis Ángel Arango del Banco de la República, un concierto de clavecín interpretado por el joven músico francés Jean Rondeau. Un recital con obras de F. Couperin, J. P. Rameau y Pancrace Royer: los músicos más representativos de la escuela francesa de clavecín del siglo XVIII, sin olvidar la presencia casi obligatoria en este programa de algunas obras de J. S. Bach, músico insigne del Barroco alemán del siglo XVIII, autor de importantes obras para clave.

De un programa dedicado a un solo periodo y a un solo instrumento podríamos temer una cierta monotonía, si no fuera por el hecho de que el periodo Barroco está lleno de contrastes, de luz y de sombras. Lo grande y lo pequeño suelen habitar el mismo espacio. Al comenzar con un preludio y una fantasía de J. S. Bach, recordamos la fértil imaginación del músico alemán y su talento creador siempre cercano a la improvisación. Contrastante con la obra de Couperin y Rameau, los dos más grandes clavecinistas franceses de ese tiempo. No por estar menos ligados a la improvisación  (inherente a los instrumentos de tecla de la época) sino porque a la luz del Barroco, cada uno exploró matices muy diferentes en su obra. La presunción de monotonía estuvo descartada desde la primera nota.

Jean Rondeau tocó de memoria y sin intermedio. Si hubiéramos cerrado los ojos habríamos podido percibir claramente la diferencia de cada una de las obras del programa. Ahí es donde interviene la magia del intérprete: la capacidad de dar un carácter a cada obra. Tuve la oportunidad de escuchar a este joven músico dirigir una clase magistral de clavecín y decir a sus estudiantes algo que sorprendería a los músicos profesionales. Cuando el alumno se notaba demasiado preocupado por tocar perfectamente cada nota, él decía, palabras más, palabras menos, "no pasa nada si te equivocas, el público no lo notará si tocas con el carácter que merece cada obra". Recordé esas palabras al escucharlo tocar en el concierto.

Esta noción de carácter en la música resulta difícil de definir, ya que no se asemeja a timbre, color, o matiz, algunos de los tantos términos que empleamos para calificar y describir el sonido. Pero está ligada a todas ellas en cuanto el carácter es lo que permite expresar un sentimiento en la música. Siendo completamente técnicos, corresponde a la palabra o frase escrita al comienzo de una obra (agitatodolcecon graziacon fuococantabilemaestoso, por citar algunas). Pero también sabemos que en el periodo Barroco no solía escribirse esta indicación en la partitura, entonces cabe preguntarse, ¿cómo hace este intérprete para imprimir un carácter tan diferente a cada obra, permitiéndonos experimentar la diferencia con tanta claridad? ¿Cómo logra emular la voz del violín o la de un clavilaud? Sin duda el intérprete posee una sorprendente paleta de expresividad y un profundo conocimiento de las obras.

Este conocimiento solo se logra con el trabajo minucioso de cada partitura. Vuelvo a referirme a la clase magistral de clavecín. Recuerdo cómo Rondeau sugería a los alumnos trabajar las partes de un contrapunto muy denso: cantando una de las voces e interpretando las demás para adquirir plena consciencia del movimiento de cada voz. El resultado es que al oír y ver a este intérprete, se siente la forma en que escucha cada voz del contrapunto, lo que le permite tener un dominio total de la obra. El paso siguiente es impregnar su interpretación de un auténtico carácter, una verdadera intención, una imagen que estimula nuestra imaginación como oyentes activos.

Para los que crean que la voz del clavecín es tenue y apagada por sus características mecánicas y por el hecho de no poseer pedales como el piano, se sorprenderán ante el instrumento de la Sala de Conciertos, fabricado por el también francés Jean François Chaudeurge. La calidad del clavecín, unida a  la increíble acústica de la Sala de Conciertos de la Biblioteca Luis Ángel Arango y la experticia del intérprete, dieron como resultado un concierto lleno de contrastes y matices. Inolvidable concierto.

* Maestra en música con énfasis en música antigua. Tiene una maestría en Musicología de la Universidad de la Sorbona de París. Cantante y violista, ha realizado investigaciones sobre organología barroca y tiene un diploma como directora de canto gregoriano. Actualmente se desempeña como traductora y maestra; colabora en la biblioteca musical de la Orquesta Filarmónica Joven de Colombia y la Biblioteca Luis Ángel Arango dentro de las charlas previas a los conciertos.

Angelica Daza - Revista Arcadia - mars 2017
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Rondeau-Labadie: fructueuse rencontre

Cela aurait pu être une affiche. Ce fut une rencontre, un vrai partage musical, attentif et collégial, entre le jeune surdoué du clavecin Jean Rondeau et Les Violons du Roy, menés par Bernard Labadie.

 

Ce dernier a, de brillante manière, pallié les manques de notices érudites mais très « musicologico-historiques », par deux minicauseries très pragmatiques sur les oeuvres avec clavecin puis sur les singularités de la facétieuse Wassermusik de Telemann. À propos des concertos, il a eu la magnifique formule « la naissance de la musique du moi », qui résume très bien les ruptures (de ton, de rythme, d’harmonie) des musiques des fils de Bach, l’Empfindsamkeit (sensibilité) de Carl Philipp Emanuel et les pressentiments de Sturm und Drang (tempêtes et passion) évidents dans le 1er volet du Concerto en fa mineur de Wilhelm Friedemann.

 

Rondeau et Labadie ont mis en exergue ces surprises et ces ruptures — bref, la nouveauté de cette musique. Ils l’ont fait de manière patiente et subtile, sans jamais brusquer le mouvement. Le plus grand défi était de trouver la bonne balance entre orchestre et clavecin, ce dernier n’étant vraiment pas puissant. L’idéal aurait été, comme dans le disque de Rondeau, un instrumentiste par partie. Mais cette philosophie n’est guère compatible avec la gestion d’un ensemble orchestral. Bernard Labadie a trouvé le meilleur compromis en sollicitant tous les violons lors des tutti et en se limitant aux premiers pupitres dans les dialogues soliste-orchestre.

 

Décortiquant quasiment la musique des fils de Bach, Rondeau, en bis, après un Lamento de Wilhelm Friedemann d’une sérénité évoquant l’écoulement du temps dans un sablier, s’est plongé tête première, au risque de se mettre en difficulté, dans la Fantaisie en do mineur BWV 906 de Jean Sébastien Bach, d’un swing pas trop éloigné de Jacques Loussier. Ce claveciniste pas comme les autres sera de retour à la salle Bourgie, en récital, le 18 avril 2018. C’est le genre de rendez-vous qu’il est bon de noter dans son calendrier.

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Splendide soirée, devant une salle archicomble. On en redemande !


Christiophe Huss - Le Devoir - 11 mars 2017
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Dynastie: Bach Family Concertos

A highlight is Rondeau’s own orchestration of the ‘Lamento’ from WF Bach’s Sonata in G major. Sublimely written and glowingly performed, this track is a welcome opportunity for his accompanying string ensemble to move deservedly centre stage, Rondeau complementing them with prominent harpsichord background colour.

As for the rest, JS Bach’s BWV1056 in F minor has thoughtfulness, fun and flourish, followed by a reading of CPE Bach’s Wq23 Concerto in D minor which captures this stylistic wild child’s maverick choppiness with clipped, buoyant elegance. So, all in all, a recording to savour.

Charlotte Gardner - Gramophone.co.uk - février 2017
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VITRINE MUSIQUE : Dynastie, Jean Rondeau

Le claveciniste Jean Rondeau sera l’invité des Violons du Roy dans la semaine du 6 mars. Lors de sa première rencontre avec Bernard Labadie, il jouera le Concerto en ré mineur de CPE Bach qui clôt ce nouveau disque. Jean Rondeau, 25 ans, est, toutes disciplines confondues, l’une des principales apparitions du monde musical de la décennie, artiste fascinant dont on a l’impression qu’il réinvente la musique, mais sans l’accaparer ou la pervertir. Il le prouve à nouveau dans son troisième album comprenant les Concertos BWV 1052 et 1056 de Jean-Sébastien Bach, aux côtés d’oeuvres de ses fils. Comme dans Imagine et Vertigo, Rondeau maîtrise l’art de la dramaturgie du programme. Ici, il partage certes la scène, mais tout sonne comme si sept musiciens amis s’étaient retirés du monde pendant des semaines pour parvenir à une communion absolue. CD précieux d’un grand musicien.

Christiophe Huss - Le Devoir - 24 février 2017
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Le jouisseur réfléchi

La première venue de Jean Rondeau à Montréal avait attiré une belle salle pour un récital de clavecin. Le jeune Français, qui fêtera ses 25 ans dans 15 jours, n’est pas qu’un phénomène capillaire — comment ne pas penser au slogan « Hear the Hair », tourné en dérision dans la série Mozart in the Jungle ? Il est avant tout un vrai musicien, ou plutôt un « personnage musical », incomparable.

De haute taille et solide constitution, Rondeau semble deux fois trop grand pour l’instrument qu’il joue. Le look hipster soigneusement bohème cache un artiste intelligent et bon enfant, d’un humour irrésistible. J’ai rarement assisté à un concert classique aussi positivement cool et pourtant aussi juste et nourrissant, sorte de partage collectif, délectable et détendu dans les intermèdes parlés, sérieux et brillant dès que l’artiste touche au clavecin.

Lorsque Jean Rondeau dit à ses spectateurs : « J’imagine le chant et la danse alors que je ne sais ni chanter ni danser », on le croit presque. Il a sans doute bien des talents cachés. Ce qui frappe en premier, c’est son sens inné et très particulier de la respiration et du timing. 

Dès le Prélude et fugue BWV 895 on découvre un artiste qui goûte chaque note, galbe et sculpte les phrases presque comme le ferait un pianiste romantique. Jean Rondeau écoute et apprécie visiblement le clavecin Keith Hill d’après Ruckers, qui donnera à ses rappels — Les Sauvages de Rameau et l’étonnante Marche des Scythes de Pancrace Royer — une félinité que ne permet pas tout à fait l’opulent clavecin historique de son récent disque intitulé Vertigo. 

Sous ses atours de bon nounours qui jouit de la musique, Jean Rondeau est un musicien sérieux et structuré comme en témoignent l’implacable Concerto italien, le volubile et libre Prélude et fugue BWV 894 et les gradations parfaites de la Chaconne.

Les spectateurs n’ont assurément pas regretté leur soirée et cette vraie et heureuse découverte. Prochaine occasion de voir le phénomène : mars 2017 avec Bernard Labadie et Les Violons du Roy, un partenariat qui risque de faire date.

Christiophe Huss - Le Devoir - 8 avril 2016

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Jean Rondeau : envie de clavecin

Alors qu'il avait 5 ans, Jean Rondeau a entendu du clavecin à la radio. Sans même savoir de quoi il s'agissait, il a dit à ses parents: «Je veux faire ça.» Aujourd'hui, il fait sensation dans le monde du clavecin et de la musique baroque et sera à la salle Bourgie ce soir pour un récital consacré à Bach.

«Le clavecin est un instrument attirant parce qu'il est beau, mais mon premier contact s'est fait avec le son, dit-il. Je ne savais pas ce que c'était, mais ça m'a touché. C'était un rapport animal et instinctif avec le son.»

Rares sont les clavecinistes qui arrivent à l'instrument directement, beaucoup passant d'abord par le piano.

«C'est fréquent [de passer du piano au clavecin], mais ce sont deux instruments très différents. La technique n'est pas la même.»

«J'étais un enfant sensible et le piano était trop agressif pour moi, poursuit le claveciniste. Avec du recul, c'est facile de comprendre pourquoi: le piano n'est pas du tout à la taille d'un enfant. Le clavecin est plus petit, il convient mieux à la délicatesse d'un enfant et lui permet d'avoir un rapport plus intime avec son instrument. J'ai cependant fait du piano plus tard, vers 10 ou 11 ans.»

Ascension rapide

Depuis ce coup de foudre avec un instrument ancien à l'âge où d'autres découvrent les Lego, Jean Rondeau a fait bien du chemin. Dès le départ, il a étudié avec une interprète et pédagogue réputée, Blandine Verlet, qui est demeurée son professeur pendant plus de 10 ans.

«Blandine Verlet m'a tout appris, dit-il. Elle a entretenu mon amour pour la musique.»

Il a ensuite étudié au Conservatoire national supérieur de Paris, remporté en 2012 le prestigieux Concours international de clavecin de Bruges, le prix Jeune Soliste des Radios francophones publiques 2014, le trophée Révélation des Victoires de la musique classique en 2015, et lancé deux disques sous étiquette Erato. Il n'a que 24 ans, mais cette ascension rapide ne l'empêche pas de rester humble.

«La musique n'a pas besoin de moi, dit-il. Elle ne m'appartient pas, elle existe sans moi. Les idées musicales, ce ne sont pas mes idées. Elles sont déjà dans la partition. Il suffit de bien creuser pour les trouver. Tout ce qui m'importe, c'est d'être le plus vrai possible quand je joue. La musique ne laisse aucune place à la malhonnêteté.»

Imagination

Ce soir, Jean Rondeau ne jouera que du Bach, dont le fameux Concerto italien.

«J'ai fait un choix de pièces reliées à un thème, l'imagination, dit-il. Un peu comme mon premier disque, Imagine, mais avec un programme différent. Ce sont des pièces qui soulèvent des questions et laissent place à une certaine fantaisie de l'esprit.»

Jean Rondeau aime bien ce qui sort de l'ordinaire et conçoit ses projets de disque autour de thèmes forts.

«Mes projets partent toujours d'un instinct, d'une envie. Il faut ensuite avoir la maturité nécessaire pour aller jusqu'au disque avec cette envie. Un disque demande un cheminement pour raconter une histoire.»

Pour l'enregistrement de son deuxième disque, Vertigo, sorti il y a un mois, il s'est rendu au château d'Assas, où le célèbre claveciniste américain Scott Ross a longtemps vécu et est mort à l'âge de 38 ans.

«J'ai eu la chance d'être autorisé à enregistrer sur un clavecin d'époque, du début du XVIIIe, dit Jean Rondeau. Scott Ross lui-même a enregistré la plupart de ses disques sur cet instrument, bien avant ma naissance. C'était un parti pris que d'utiliser un instrument de cette époque et un lieu qui correspondent parfaitement aux oeuvres que j'ai choisies, de Rameau et de Royer, autour de l'opéra et du côté dramatique et théâtral du clavecin.»

Caroline Rodgers - La Presse.ca - 7 avril 2016

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Jean Rondeau, claveciniste mais pas carriériste

Impossible de ne pas le remarquer. Avec sa coiffure qui a l’air d’avoir subi la dernière grande tempête sur les côtes bretonnes, Jean Rondeau attire les regards. À l’observer de plus près, on se rend compte qu’il est claveciniste. Et à voir son calendrier, qu’il jouera Bach à la salle Bourgie ce jeudi.

Son premier disque, chez Erato, était consacré à Bach. Il avait pour titre Imagine et nous avions écrit, en mars 2015, à son sujet : « L’imagination n’a pas de limites ; ce disque non plus », tant et si bien que nous avions sélectionné Imagine parmi les dix grands CD de l’année 2015. Imagine contient une grande partie du programme que Jean Rondeau proposera jeudi aux mélomanes montréalais.

Jean Rondeau, 24 ans, est déjà venu au Québec, au Domaine Forget, en 2014, avec Jean-Philippe Tremblay et l’Orchestre de la Francophonie, pour un Concerto pour clavecin de Martinu. Le Français avait aimé l’expérience : « Une très belle salle avec une acoustique incroyable. » Il accueillerait « carrément avec plaisir » une nouvelle invitation dans Charlevoix.

Un début de carrière fulgurant

Jean Rondeau s’est signalé par sa victoire, à 21 ans, au Concours de Bruges 2012, une référence pour les clavecinistes. Après Bruges, il y eut les Victoires de la musique classique, dont il remporta le trophée Révélation 2015. 

« Les choses se sont plutôt bien passées pour moi », reconnaît Jean Rondeau auDevoir, mais, ajoute-t-il, « je n’ai pas fait de démarche particulière pour cela ». La finale du concours, il l’a envisagée comme un concert : « Plus on travaille, plus on essaie de progresser. Et plus on avance, plus on va aller quelque part avec le public. »Cet intérêt qu’il suscite, il n’a « pas envie de croire que c’est juste une question de mode ».

La Victoire de la musique ne lui a personnellement rien apporté, mais « a permis de faire découvrir le clavecin à un plus grand public ». Lui-même a pu « accéder à des festivals moins spécialisés ». Il trouve que c’est une opportunité pour le clavecin, instrument que « beaucoup de gens n’ont pas entendu ». Jean Rondeau pense en fait que l’instrument fait partie de l’équation quant à la curiosité qu’il suscite : « Si j’avais joué du piano, du violon ou de la clarinette, je ne sais pas sij’aurais été primé aux Victoires. »

Après Bruges, les concerts donnés par Jean Rondeau ont intéressé l’étiquette de disque Warner et son patron, Alain Lanceron. « Il a vu que j’avais des projets et m’a fait confiance », dit Rondeau, reconnaissant.

Un art à part entière

Chose étonnante pour un jeune artiste, Jean Rondeau a un respect du disque devenu assez rare de nos jours. « On utilise beaucoup le disque comme un moyen de promotion », reconnaît le claveciniste, qui voit cependant un enregistrement comme« un art à part entière ». Un art « qui a un siècle d’existence » ; un art « passionnant, riche et fort ». « Je veux que cela parte d’une envie et que ça aboutisse à un objet. De cette envie jusqu’à la fin, mon ambition est de raconter une histoire pour les gens qui écouteront le disque d’un bout à l’autre. » S’assignant la mission de raconter une histoire, l’artiste se doit de se demander « comment il raconte, comment il attise la curiosité des gens ». 

Toute cette démarche semble extrêmement préméditée. Jean Rondeau a-t-il donc un plan de carrière si prémédité ? « Le mot “ plan ” implique l’idée de stratégie et je suis le dernier des stratèges. En revanche, j’ai un plan de travail comme un artisan, à essayer tous les jours d’avoir un rapport honnête avec la musique. »

« Avancer pour être le plus honnête possible », l’idée revient souvent. « La musique est un lieu où la malhonnêteté n’a pas sa place. On ne peut pas être faux en musique. Je pars de ce principe et j’essaie d’être le plus intègre possible en me posant la question : “ Pourquoi je fais de la musique ? Pour qui ? Et comment ? ” »

Le disque qui vient après Imagine s’intitule Vertigo. Il « est parti de l’idée d’enregistrerla musique de Rameau et Royer », et « comme ce sont deux compositeurs d’opéras, le thème s’est articulé autour de l’opéra ».

Pour Jean Rondeau, le disque est comme un arbre : « Le tronc c’est l’envie, lesbranches ce sont des idées qui se recoupent » et juge qu’« un disque — une finalité à la démarche longue — peut aller très loin en matière d’idées et de développement philosophique ». 

Cet artiste, dont les pulsions musicales partent de « quelque chose d’assez animal et instinctif »,est décidément un personnage qu’on a vraiment envie de découvrir sur scène jeudi.

Christophe Huss - Le Devoir - 2 avril 2016

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Jean Rondeau, le clavecin au coeur

" un maître du suspense qui sait ménager par son jeu ductile et dynamique plus d’une tension dramatique." 
Thierry Hillériteau - Le Figaro - 2 mars 2016

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"Vertigo" PIèces pour clavecin de Rameau et Royer

[...] Jean Rondeau a construit son programme autour de deux axes,l'art du chant et l'attrait pour le fantasque.

Il possède un sens aigu de la nature de la nature de chaque instrument, tout comme un cavalier émérite sait communiquer avec sa monture. Le merveilleux clavecin du château d' Assas, instrument anonyme indissociablement lié à Scott Ross, l'inspire de toute évidence. Le Prélude de Rameau, ouverture vers un monde onirique, promet déjà beaucoup. Le sens des tensions harmoniques et la prise de possession de l 'espace justifient la singulière tranquillité de la seconde partie. Mieux qu' une alternance (somme toute prévisible) de fracas et de susurrements,

Le Vertigo met en scène un personnage en proie à une anxiété proche de la folie. Dans ce théâtre fortement incarné, la vérité psychologique moderne emplit l'étoffe du costume historique, tout comme L' Aimable et La Zaide proposent un genre «tendre» exempt de toute mièvrerie.

Ici on admire la beauté formelle d'une danseuse libérée de la gravité, là une plainte presque suffocante.

Le bel ondoiement des croches conduit L'Entretien des Muses vers un second couplet quasi rêvé; l'art de la déclamation se double de troublantes interrogations dans LesTendres Plaintes. Et la Musette en mi retrouve la mobilité orchestrale qu'on lui connaît dans Les Fêtes d'Hébe. Les ornements sensuels du Tambourin en mi font espérer que le jeune claveciniste envisage un jour une intégrale...

On attend évidemment dans la virtuosité décomplexée celui qui s'affiche volontiers en hipster rebelle de la corde pincée, et là encore il étonne. Sa Marche des Scythes est une véritable représentation de la nature guerrière du peuple décrit par Hérodote, coulée dans une stylisation de grande classe.Dans un tempo affolant il organise d'extraordinaires ruptures de ton flanquées de cadences explosives, tout en tenant la bride de la forme du rondeau. La prise de risque survoltée ne brusque jamais la nature de l'instrument, c'est là tout le sel et la valeur de cette vision éblouissante. Inégal, parfois complaisant dans ses manières et son rubato, le récital Bach paru l' an dernier laissait quelques doutes sur l'avenir d' un musicien qui entre, avec cet opus 2, dans la cour des grands

Philippe Ramin - DIAPASON - 1er mars 2016

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CHOC Classica

" Confié à des mains aussi expertes, le clavecin n'a rien d'un boudoir pour précieuses ridicules ou comtesses alanguies mais devient le grand écran des émotions. Jusqu'au vertige."

Ph. V. - Classica - mars 2016

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Maitre Rondeau

Ce grand travailleur a l'humilité des artistes qui savent que rien n'est jamais acquis. Rêveur, idéaliste, il ne craint pas la solitude du soliste et accepte d'adopter les codes du métier, comme celui de "bien se saper" quand il donne un concert. A 24 ans il est déjà un des grands clavecinistes de ce siècle. L'instrument a résonné en lui, raconte-t-il, alors qu'il l'écoutait  la radio à l'âge de 6 ans. Aujourd'hui cet instrument intimiste "parce qu'il n'aime pas les grandes salles" résonne sous ses doigts de manière incomparable. Son dernier CD ( Vertigo, Warner) , où il a rassemblé des airs de Rameau, mais aussi de Royer, est un modèle de sensibilité et de perfection." 
F.D - Figaro Magazine - 19 février 2016

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Vertigo Jean Rondeau 

" Le jeune Jean Rondeau nous livre ici un opus remarquable, d'une subtile intelligence. [...] Jean Rondeau sait être virtuose mais aussi Lyrique avec les beaux textes du livret. Ses sonorités sont rondes, profondes, il fait preuve d'une large palette de couleurs qui le conduit à un véritable déluge musical. Ses phrases sont détaillées, ciselées et s'imposent comme des joyaux musicaux : quel Talent ! "
Marc Laborde - Umitsol - mars 2016

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Vertigo : Jean Rameau chez Rameau et Royer

" La fougue de la jeunesse sied particulièrement bien à ce répertoire spectaculaire et enivrant. Jean Rondeau aborde avec beaucoup d'autorité les différents morceaux composant ce disque et séduite aussi bien dans la majesté des pièces d'ouverture quand les pièces de caractères souvent vertigineuses de Royer, dans celle poétiques et dansantes de Rameau." 
Jean-Baptiste de la Taille - Resmusica - Mars 2016

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Musiques : des albums expressifs

Œuvres de Rameau et Royer

Vertigo, Jean Rondeau au clavecin (Erato)

En quelques traits, ces miniatures de Pancrace Royer et de Jean-Philippe Rameau saisissent des portraits aussi expressifs que les tableaux de leurs contemporains Watteau, Lancret et autres Boucher. Jean Rondeau, bientôt 25 ans, également pianiste de jazz, les appréhende avec un art consommé du temps, de la couleur et du contraste. Il peut aussi bien exalter la grâce de La Zaïde que faire défiler La Marche des Scythes au son d’une impressionnante symphonie de fer, danser les célèbres Sauvages de Rameau d’un pas impérieux ou sonner le clavecin comme une batterie d’armes à feu (Le Vertigo).

Philippe Venturini & Philippe Chevilley, Les Echos.fr, 19 février 2016

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Jean Rondeau - Vertigo

Avec sa chevelure en pétard et ses aurs de claveciniste hispter, on craignait pour le talentueux Jean Rondeau les griffes d'un marketing misant à fond sur sa jeunesse échevelée. Ce deuxième album consacgé à Rameau et Royer balaie les scrupules. Le programme, composé avec finesse, laisse autant de place à la vituosité qu'à la poésie. Retrouvez " à dix doigts" la folie baroque des opéras signés des deux compositeurs rivaux, telle est l'idée de Rondeau qui, de son clavecin, n'a aucune peine à créer atmosphères, paysages et intrigues. Les Tendres Plaintes de Rameau  sont comme chuchotées, quand le Vertigo de Royer déchaine la clavier. Un jeu profond et sans fards. 

Victorine De Oliveira - La Vie - 25 février 2016

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CD, compte rendu critique. Vertigo. Rameau, Royer. Jean Rondeau, clavecin (1 cd Erato, mai 2015)
Jean Rondeau : “le clavecin opéra”

Au final, la révélation de ce disque demeure la pièce Vertigo et en général, l’écriture ainsi révélée, investie du compositeur Pancrace Royer (génie disparu en 1755) superbe par sa verve, son panache, une élégance puissamment charpentée qui convoquant  l’opéra suscite des torrents de délires dramatiques avec des failles dans l’intime murmuré qui sculpte de sublime vertiges dramatiques, dignes des machineries spectaculaires sur la scène.
L’imaginaire de Royer se dévoile : course furieuse, ou tempête invraisemblable aux vagues et cascades et autres déferlantes d’une irrésistible ampleur … un tempérament inédit voire inouï, comme le Rameau d’Hippolyte en 1733.
D’abord lent puis comme endolori, le jeu de Rondeau s’évéille aux évocations convoquées ; puis le claviériste cisèle amoureusement son clavier ; et remodèle avec un tempérament expressif, la carrure originellement lyrique des séries de pièces choisies en un jeu allusif, plutôt réjouissant.
Massif par sa sûreté d’intonation et tout autant d’une belle finesse et d’une sobre écoute  intérieure, le talent de Royer subjugue à mesure qu’il s’écoule sous des doigts aussi enivrés;  l’approche se fait pudique ensuite pour La Zaide ; l’imagination du claveciniste séduit irrésistiblement par une sensibilité qui se fait mécanique de précision  (jeu simultané aux deux mains dans la même Zaide, plage 9 qui déroule ses guirlandes exaltées, intérieures… et tendres).

Ainsi, sujet du présent programme, comme il y aura grâce à Liszt à l’âge romantique le piano orchestre qui par le feu synthétique dramatique de son jeu conteur exprime le génie wagnérien par la transcription mais sans jamais le réduire, Jean rondeau dans Vertigo entend ouvrir notre conscience à la verve magicienne du “clavecin opéra” : de Royer à Rameau, c’est tout un univers poétique et une esthétique sonore qui se nourrit du seul jeu du clavier des cordes pincées. De la salle lyrique et des planches, au salon et à l’intimité des cordes sensibles, malgré le transfert et le passage d’un media à l’autre, d’une échelle à l’autre, le feu évocateur n’a pas été sacrifié.
Formidable conteur, le claveciniste parisien exprime au-delà de la technicité virtuose du toucher et l’agilité des mains d’une finesse que bien des pianistes pourraient reprendre pour mieux inspirer leur geste propre, toute l’admirable sensibilité des consciences musicales capables de dire sans forcer, la destinée humaine dans l’ambition du seul clavier : l’inoubliable repli ténu, secret, comme blotti, et le renoncement du dernier Royer (L’Aimable,  1er Livre de 1746) ne cesse de nous l’affirmer avec la grâce d’une inspiration juste et magicienne. En confrontant (immanquablement) les deux “R” du XVIIIè (Rameau / Royer), l’approche séduit par son originalité ; convainc par la sûreté du jeu, l’assise de ses convictions artistiques. C’est un très bon récital, l’acte et la déclaration d’amour d’un musicien volontaire à son propre instrument. On ne saurait y demeurer insensible. 

Benjamin Ballifh, classiquenews.com, 18 février 2016 

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Young harpsichordist continues to amaze

Concert à l'Ambassade de France à Washington

 

The French harpsichordist Jean Rondeau played what may have been the most auspicious Washington debut of the season at the Embassy of France on Tuesday night. Since winning first prize at the 2012 Musica Antiqua Competition in Bruges, Belgium, Rondeau has generated considerable buzz in European music circles, culminating earlier this year with a Warner Records contract and the Instrumental Soloist Revelation of the Year award at Les Victoires de la Musique, the French equivalent of the Grammys.

Rondeau, 24, is one of the most natural performers one is likely to hear on a classical music stage these days. Affectation and ostentation are not part of his makeup and, once seated at the instrument, he and the harpsichord become one. Everything after that is music-making that is masculine, direct and richly human.

The pillars of his program were three large pieces by Bach. First came the subtle Prelude from the C Minor Suite, BWV 997, originally conceived for an arcane lute-like instrument, which set a tone of confiding intimacy for the evening. The famous “Chaconne” from the D Minor Solo Violin Partita, played in a transcription by Brahms, emerged with a spontaneous urgency as though improvised on the spot. Finally a sun-drenched Italian Concerto combined bold colors, incisive rhythm and joyful athleticism with an irresistible singing style.

Interspersed were sonatas by Bach’s contemporary Domenico Scarlatti, who spent most of his creative life attached to the courts of Portugal and Spain. In each sonata, Rondeau created a microcosm, mirroring 18th-century Iberian sensibility, alternating between flamenco-like hauteur and the searchingly poetic.

Rondeau is a master of his instrument with the sort of communicative gifts normally encountered in musicians twice his age. He internalizes the music he plays so completely that any interpretive ambivalence or miscalculation is unthinkable. The sincerity and modesty of his delivery are the keys to its power.

Patrick Rucker, The Washington Post, 17 juin 2015 à Washington, USA

 

2015 

« On est séduit dès les premiers instants par la délicatesse du toucher, par le contact charnu et sensible avec la corde qu'il nous fait ressentir. » (Michel Laizé, Diapason, févirer 2015 n°632)

« ...la souplesse du jeu (merveilleuse dans les pages lyriques au tempo lent) et du rubato, qui compte beaucoup dans son éloquence. » (Michel Laizé, Diapason, févirer 2015 n°632)

« Le prodige de vingt-trois ans …. » (Diapason, n°632 rubrique A voir et a entendre )

 « Rien n'interdit de penser que ce concert du dimanche matin se terminera par un boeuf! » (Diapason, n°632 rubrique A voir et a entendre )

« ...ce claveciniste classique doublé d'un pianiste de jazz, potentielle révélation de la musique classique.... »(Thierry Hillériteau, Le Figaro, Janvier 2015, Figaro Scope)

« …. est un émissaire de la musique dans tous les sens du terme. »(Thierry Hillériteau, Le Figaro, Janvier 2015, Figaro Scope)

« Car c'est bien l'imagination qui a guidé le programme de cet album de clavecin seul, pourtant tout en couleurs orchestrales et en voix concertantes. » (Thierry Hillériteau, Le Figaro, Janvier 2015, Figaro Scope)

« Où Jean Rondeau a-t-il pris cette sonorité si lumineuse, ce jeu polyphonique si explicite et surtout ce sentiment si rare chez les clavecinistes que la durée de la note pincée excède sa réalité physique? »(Jean-Charles Hoffelé, Artalinna, Février 2015)

« ...le miracle de ce premier disque, c'est bien cette manière d 'aller jusqu'au bout de la phrase, et de ne consentir à l'ornementation qu'à des visées expressives. »(Jean-Charles Hoffelé, Artalinna, Février 2015)

 « L'espace ouvert par le clavecin absolument splendide (….) est investi sans crainte du rubato, ce qui donne justement à l'harmonie de saisissantes lignes de fuite dans les pages lyriques, ou une vie irrépressible dans les œuvres prestes... » (Jean-Charles Hoffelé, Artalinna, Février 2015)

« Une fois entré, on ne veut plus quitter ce disque. »(Jean-Charles Hoffelé, Artalinna, Février 2015)

http://www.ledevoir.com/culture/musique/433635/imagine-oeuvres-pour-clavecin-de-jean-sebastien-bach-jean-rondeau

Critique du disque "Bach Imagine" dans le journal "Le Devoir" (Montréal, Québec)

http://southfloridaclassicalreview.com/2015/02/french-harpsichordist-opens-tropical-baroque-festival-in-winning-and-versatile-style/ 

Critique du concert de Jean Rondeau à Miami début mars "South Florida Classical Review"

http://fr.medici.tv/#!/jean-rondeau-bach-clavecin-musicora

Rediffusion de son concert de Musicora sur Medici TV

http://bachtrack.com/fr_FR/review-jean-rondeau-nvermind-paris-february-2015

« Pour son premier disque, Jean Rondeau réussit un coup de maître: Imagine, dédié à la musique de Jean-Sébastien Bach, consacre un déjà très grand claveciniste.

Quel toucher ! Quelle imagination! Quelles couleurs!

Prodige et poète de 23 ans seulement, Jean Rondeau joue ici le fameux Concerto italien et une belle série de transcriptions réalisées par un des fils de Bach, Wilhelm Friedemann, par Johannes Brahms ou par notre contemporain Stéphane Delplace.

Chaque fois, on retrouve la même épaisseur de son, la même profondeur de champ, les mêmes vibrations harmoniques, magnifiées par une généreuse prise de son.

Cet enregistrement fera date : n’hésitez pas un instant à le découvrir avant les autres. »

L’EXPRESS 11 février 2015 / B.D 

https://www.youtube.com/watch?v=lmEAJDE8hG4

https://www.facebook.com/JeanRondeau.Official/timeline

https://www.youtube.com/watch?v=sGPLin4pL5g

Interview Qobuz de Marc Zisman pour la sortie de son premier album paru chez Warner (Erato): le 19 janvier 2015!

" Présenté par France Musique, la radio musicale de Radio France, Jean Rondeau a conquis le jury. Sa maturité, son fabuleux touché et son originalité ont fait la différence. En lui attribuant le prix, les jurés voient en lui la promesse d’une très belle carrière." 

Prix Jeune Soliste des Radios Francophones Publiques
France Musique | Novembre 2013


" Il y a chez lui un air de Scott Ross. (...) il incarne une nouvelle génération d'interprètes classiques. Cheveux en pétard, sourire narquois, notre petit génie aux allures de rock star a raflé en 2012 deux des prix les plus courus de la planète Clavecin : ceux de Bruges et du Printemps de Prague. Il vient d'être élu, pour son originalité, Jeune Soliste 2014 des Radios francophones publiques. "Avoir 20 ans aujourd'hui, pour un musicien - baroque, classique, jazz et tout ce que vous voudrez- c'est une double chance (...). La chance inouïe de sortir de la salle de concerts, du salon de musique, pour partir à la rencontre du monde."  (Thierry Hillériteau) 
Madame Figaro | Décembre 2013


" A 21 ans, le Français Jean Rondeau vient de remporter le premier prix du Concours international de clavecin de Bruges et celui de l’Orchestre baroque de l’Union européenne."

Concours international de clavecin de Bruges | MA Festival
La Lettre du Musicien | Novembre 2012

"Premier finaliste à se présenter, Jean Rondeau est Français, il a 21 ans, et une dégaine qui tient autant du rock (...) que du baroque. Dès les premières mesures de Sweelinck, il révèle deux qualités essentielles : son pouvoir de faire chanter le clavecin (toujours un tour de force avec des cordes pincées) et celui de faire avancer la musique (l’agogique). Sa virtuosité lui permet des appogiatures foudroyantes, des incises susceptibles de nourrir et de relancer le drame, tout est vivant, ardent, captivant, toujours sur le mode dynamique et allant." 
Concours international de clavecin de Bruges | MA Festival
La Libre.be | Août 2012

@ Edouard Bressy

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