Ensembles

LA CHIMERA - Eduardo Egüez

Sabina Colonna Preti a fondé en 2001 le consort de violes de gambe La Chimera qui, depuis la rencontre avec Eduardo Egüez, a immédiatement pris de nouvelles formes et de nouvelles ailes. Tout en conservant sa caractéristique sonore d’ensemble de violes, La Chimera est devenue une formation à géométrie variable composée d’artistes de renommée internationale. L’activité de La Chimera se concentre sur la création de projets originaux avec un intérêt particulier pour les liens entre le monde ancien et le monde moderne.

La première réalisation de La Chimera, Buenos Aires Madrigal (madrigaux italiens du XVIIe siècle et tangos argentins), a fait l’objet d’un enregistrement CD dans la série Early Fusion (label M.A. Recordings), très bien accueilli par la critique internationale. A sa création, aux Bouffes du Nord (Paris), le spectacle a remporté un immense succès et s'est par la suite produit en France (Opéra de Lille, Salle Gaveau à Paris, Arsenal de Metz), en Belgique (Philharmonie de Liège, Salle Flagey à Bruxelles, ), en Italie (Teatro Ponchielli di Cremona), en Espagne (Teatro Jovellanos de Gijón, Palacio Euskalduna de Bilbao).

Dans son deuxième projet, Tonos y Tonadas (M.A. Recordings), La Chimera mêle des éléments musicaux et littéraires du baroque espagnol au folklore latino-américain actuel. Ce programme a été donné en concert en Italie, au Portugal et en France (Grand Auditorium de Radio France), ainsi qu'au Luxembourg. Pour le label naïve, La Chimera a enregistré le disque La Voce di Orfeo, autour du célèbre ténor Francesco Rasi auquel Monteverdi confiera le rôle d’Orphée dans son opéra du même nom. L'enregistrement a remporté de nombreux prix de la presse internationale (ffff Télérama – France, Diamant de l’Opéra – France, Excepcional de Scherzo – Espagne, 5A Amadeus – Italie). Ce programme a été donné en France, Italie, Suisse et Espagne.

Un autre disque, Odisea Negra (naïve) en novembre 2011, a fait l’objet d’une tournée française, notamment au Théâtre de la Ville à Paris, à l’Arsenal de Metz et au Centre Lyrique d'Auvergne. Ce travail trace un parcours qui part de l’Afrique occidentale pour arriver aux Caraïbes de l’Amérique Centrale mêlant des musiques des griots africains, musiques anciennes de Cuba et du Pérou, et folklore actuel d'Amérique Centrale.

Au début de l’année 2011, avec la soprano Céline Scheen, La Chimera a créé à Paris un nouveau programme consacré au poète espagnol du XVIIe siècle, le comte Villamediana. Le travail s’inspire aux lettres que l’auteur adressa à son ami le Duc d’Olmedo.

Misa de Indios, Misa Criolla (2014) combine la célèbre Misa Criolla du compositeur argentin Ariel Ramirez, composée en 1964, avec des œuvres du baroque colonial sud-américain ainsi que des compositions d'Eduardo Egüez. Ce projet a été enregistré et édité par le label français La Música, et a rencontré un succès public phénoménal depuis sa création : plus de 70 concerts ont été donné en France et en Europe, devant plus de 20 000 spectateurs, et 10 000 disques vendus.

Le dernier projet, Gracias a la Vida (2018), explore la musique baroque des missions jésuites, la mettant en regard avec le folklore sud-américain. Il se concentre sur une région emblématique de l'Amérique du Sud, recouvrant originairement les territoires Guaranis et Incas, plus tard dominée par les Jésuites, mais englobant nos jours avec les noms de Paraguay, de Bolivie, de Pérou, de Chili et d’Argentine. Gracias a la vida, qui tire son nom de la célèbre chanson de la compositrice chilienne Violeta Parra, est un hommage à la musique de ces peuples.

Quant au répertoire du baroque sud-américain à proprement parler, les programmes Splendeurs Mexicaines (musique sacrée à la Cathédrale de Puebla) et El Cancionerio Musical de Gaspar Fernandez dévoilent les splendeurs polychorales de la Nouvelle Espagne du XVIIe siècle, spécifiquement celles des maîtres de chapelle de la prestigieuse Cathédrale de Puebla, fierté de la couronne espagnole. La musique sacrée composée pour les festivités religieuses à Puebla témoigne du formidable syncrétisme fusionnant traditions locales issues des rythmes et danses précolombiens, traditions des populations africaines arrivées en Amérique du Sud en tant qu’esclaves, et héritage européen porté par les missions jésuites. Splendeurs Mexicaines a été créé au Festival de la Chaise Dieu en 2018 et a suscité l'enthousiasme du public.

© Remke Spijkers

 

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