Chanson

Madame Raymonde -

LE FIGARO MAGAZINE
5 décembre 2014
De son côté, Denis D'Arcangelo incarne Madame Raymonde, chanteuse à Ménilmontant, qui décide de devenir Lady Raymonde à Broadway. Un départ en musique pour les Amériques. On retrouve la veine habituelle de ce comédien et chanteur hors pair. Evidemment, il manie et détricote comme à son habitude la chanson française, de Trenet à Gainsbourg, et aussi l'opérette : il dépoussière Moi, je cherche un emploi, un vieux titre interprété par Arletty. Mais, pour la première fois, il chante en anglais, pour interpréter des titres de Lou Reed, Dolly Parton ou Mort Shuman. Sa cavalcade vers les States est très bien construite, avec le savoir-faire qu'on lui connaît. Accompagné avec talent, à l'accordéon et au piano par le Zèbre (Sebastien Mesnil), il nous entraîne avec humour dans ce voyage ou cette pauvre Madame Raymoonde se prend les pieds dans tous les tapis rouges de manhattan. Jubilatoire et désopilant.

 

 

LE JOURNAL DU DIMANCHE (note ***)
1er décembre 2014 - Alexis Campion
A New York avec Raymonde
Denis D’Arcangelo reprend son personnage de Raymonde, l’hilarante parigote à qui on ne la conte pas… Direction New York sur une mise-en-scène de la chanteuse Juliette.
"Grand-maman, c’est New York!" s’extasiait Charles Trenet à l’après-guerre sur un de ces airs sautillants dont il avait le secret. L’extravagante chanson, sur laquelle les mouettes lui "font bonjour" et le fou chantant reste un "enfant de quarante-cinq ans", campe bien le décor. Elle va comme un gant à Raymonde, qui l’honore d’une danse chancelante du plus bel effet dans son nouveau tour de chant, Lady Raymonde, à découvrir ces jours-ci au XXe Théâtre.
Fièrement boudinée dans ses robes à fleur, l’incorrigible bonne femme est un personnage de parisienne chanteuse populaire et néanmoins malicieuse, voire voyageuse. Incarnée par le comédien Denis D’Arcangelo, qui l’a inventée voici quelques années, elle réapparaît régulièrement sur scène, en général encore plus drôle, plus mordante, plus émouvante aussi.
"Une chanteuse réaliste"
Cette fois, dans une mise en scène et en cadence signée Juliette - qui s’y connaît en matière de divas complexes -, D’Arcangelo a bien voulu imaginer son ineffable Raymonde nous racontant son périple du côté de New York. Pour l’occasion, il s’aventure au delà de sa "base", la chanson réaliste. Car Juliette le dit : "Raymonde se présente comme une chanteuse réaliste, mais elle est bien plus que ça..."
C’est donc au fil d’un répertoire plus varié que de coutume que Raymonde nous expose ici ses mésaventures américaines, ses emplois dans différents music-halls plus ou moins lesbiens, ses étonnements, ses enchantements, mais aussi ses déconvenues de "Lady" arrivée de Paris. Ce qui ne l’empêche pas de se faire l’interprète très professionnelle de plusieurs airs empruntés aux comédies musicales de Broadway, mais aussi de l’éternelle Youkali chère à Kurt Weill, ou encore du fameux Good Night Ladies de Lou Reed. 
Accompagnée par l’excellent Sébastien Mesnil à l’accordéon, Raymonde n’y perd rien de sa gouaille bien trempée. De Gainsbourg, elle propose notamment Raccrochez c’est une horreur, une récréation égrillarde un peu idiote qu’il faisait en duo avec Jane Birkin, mais aussi le magnifique Les Bleus, très émouvante complainte d’une femme battue, bien connue dans la voix de Zizi Jeanmaire. Entre son humour imprévisible voire forcené, et ses égarements volontiers déchirants, Lady Raymonde trouve son équilibre sans jamais perdre le rythme. Elle n’oublie pas non plus la chanson réaliste, dont elle reste une ardente messagère et livre quelques sommets. L’Histoire de Ben-Hur, de Berthe Sylva, sert ici de prétexte à un sketch désopilant, alors que Moi je cherche un emploi, d’Arletty, ravive une ironie réjouissante, aussi acide qu’attendrissante. Du grand art.

 

 

NOUVELLE VIE OUVRIERE
28 novembre 2014
Diva des faubourgs Madame Raymonde, le personnage incarné par Denis d’Arcangelo depuis vingt-cinq ans, part pour l’Amérique dans Lady Raymonde, mis en scène par la chanteuse Juliette. La diva des faubourgs, portée sur le jaja, nous conte son épopée à travers un récital savamment balancé, d’Aragon à Trenet, en passant par Berthe Sylva, Dolly Parton et Odette Laure. Une découverte de l’Eldorado qui vire souvent au fiasco. Pleine de gouaille, accompagnée à l’accordéon par Sébastien Mesnil, elle nous émeut avec « Les bleus » de Gainsbourg et nous fait sacrément rire, quand elle nous résume « L’histoire de Ben-Hur » (Berthe Sylva) qu’elle a vue 70 fois comme ouvreuse au cinéma. On se régale !

 

 

PARISCOPE
26 novembre 2014 - Marie-Céline Nivière
Devons-nous encore présenter Madame Raymonde, la dernière chanteuse réaliste vivant en ce XXIe siècle ? Impayable dans sa robe à fleurs, le verre de « rouquin » à portée de main, ce sacré personnage nous régale à chacun de ses spectacles. Le dernier en date, « Lady Raymonde », est 100 % tout neuf, avec des petits bijoux du répertoire, comme le « Ben Hur » de Berthe Sylva. Ce nouvel opus raconte comment notre vedette parisienne a conquis les States, « Nouillorque », et séduit les Amerloques… Du coup, on a le droit à du Dolly Parton, avec accent franchouillard à la clé. Ce portrait tendre et touchant d’une « ancienne gloire déchue » qui fut impératrice de la nuit est formidable. Mis en scène par Juliette avec énormément de tendresse et d’à-propos, accompagné à l’accordéon par son fidèle Zèbre (Sébastien Mesnil), Denis d’Arcangelo est encore plus formidable que d’habitude. C’est dire. 

 

 

A NOUS PARIS (note : 4/5)
24 novembre 2014
Les non-initiés regarderont d’abord l’affiche avec méfiance : qui est donc cette créature bizarrement attifée ? Madame Raymonde qu’elle se prénomme, une diva des faubourgs et une fameuse avec ça. Incroyablement habitée par Denis d’Arcangelo, cette tragédienne de la rue s’est agrégé au fil des ans un public d’aficionados avec ses rengaines réalistes en hommage à Arletty, sa poésie canaille, sa verve dessalée, sa gouaille. Voilà vingt-cinq ans qu’elle nous balade dans un Paris populo, celui de ses frères d’âme ; clochards, catins, marlous sapés comme des caïds de la rue des Martyrs, etc. Pas encore aux fraises, la Raymonde, elle continue de tourner, l’insolente, avec cette fois, un répertoire entièrement renouvelé et sublimé… par la mise en scène de Juliette !
La voilà donc prête à lâcher son Paname pour les mirages de l’Amérique. Robe à fleurs, perlouzes en sautoir, boucles d’oreilles en grappe de raisin, Lady Raymonde nous fauche net avec des chansons enivrantes comme Le Temps de finir la bouteille (Allain Lepres - Romain Didier) ou La Belle Abbesse (Philippe Petit - Juliette). Puis on suit le parcours cahoteux d’une petite fille tourmentée (J’ai douze ans de Luc Plamondon), plus tard amoureuse battue (Les Bleus, Gainsbourg), avec de se perdre dans New York et dans son Brooklyn by the sea (Mort Schuman - Roda Gil). Emigrante, elle chante du Dolly Parton (Jolene dans le texte) espérant un coup de fil salvateur (Raccrochez, c’est une horreur, Gainsbourg).
Chapeau bas à Juliette qui a su offrir de subtils contours à cet univers inclassable. Les deux comparses se tiennent tous deux sur cette fine crête consistant à alterner émotion et franche dinguerie (le récit dantesque de Ben-Hur est un pur moment hilarogène). Semant au vent des compositions (Lou Reed, Aragon…) dont tout auteur serait jaloux, l’acteur-chanteur confère une incroyable intensité, bien aidé dans son projet par son inséparable Zèbre (Sébastien Mesnil, as de l’accordéon). On sort de la bastonné et admiratif. Dans le genre, Lady Raymonde est une manière de miracle : un grand spectacle d’atmosphère et de mise en scène.

 

 

REG'ARTS.ORG
22 novembre 2014 -Nicole Bourbon
Et revoilà notre Madame Raymonde telle qu’on l’aime, gouailleuse, tendre, un peu alcoolo, toujours enturbannée, le cou orné d’un double rang de perles et essayant – plutôt mal –  de camoufler ses bourrelets sous une robe à ramages blancs et noirs qu’elle réajuste sans cesse d’un mouvement vif.
Sous la houlette cette fois de Juliette qui la met en scène, elle va quitter peut-être  le temps  d’un rêve le pavé parisien pour nous raconter son American Dream.
Exhumant comme à son habitude de vieilles chansons du début du XXème siècle – mais où diable les trouve-t-elle ? – elle nous emmène en voyage du paquebot à Manhattan en passant par Broadway et Hollywood avec un détour par la country.
C’est toujours désopilant et émouvant, mené de main de maître en compagnie de son inséparable complice Le zèbre, Sébastien Mesnil qui l’accompagne au piano et à l’accordéon tout en chantant et lui donnant parfois la réplique.
Denis d’Arcangelo fait feu de tout bois et nourrit sa truculente chanteuse des rues, sa Madame Raymonde devenue Lady en traversant l’océan, de toutes les expériences qu’il a pu amasser au cours de sa carrière.
Les morceaux s’enchaînent sans temps mort et on admire le talent de l’artiste, son aisance, sa maîtrise, son sens de la dérision et de l’humour, en faisant notamment , en la passant à la moulinette Raymonde/Juliette, d’une chanson réaliste interprétée jadis par Berthe Sylva contant l’épopée de Ben-Hur un monument de drôlerie ! ou en chantant avec un bel abattage des extraits du musical Follies où il incarnait le personnage de Solange Lafitte.
Les deux compères, unis comme jamais, terminent sous un flot d’applaudissements des plus nourris, nous régalant au final d’un numéro surprise dont je vous laisse le plaisir de la découverte.

 

 

REGARD EN COULISSE.COM
16 novembre 2014 - Remy Batteault
Pour son nouveau spectacle, Denis d’Arcangelo fait revivre Mme Raymonde, femme du peuple dessalée (qui a, par conséquent, besoin de s’hydrater souvent la langue, si possible avec du rouge) dans un nouveau spectacle : Lady Raymonde. Plutôt que de suivre une lancée initiée avec ce personnage haut en couleur, l’acteur, toujours accompagné de son impeccable zèbre (Sébastien Mesnil, fin musicien), a choisi d’explorer une nouvelle voie. En l’occurrence raconter une histoire, celle du voyage aux Etats-Unis de cette parigote, le tout sous l’œil bienveillant et exigeant de Juliette. Le répertoire s’étoffe donc de chansons en anglais où la gouaille s’efface au profit d’autres sentiments, d’autres émotions. Les chansons trouvent leur justification en s’inscrivant dans un récit, celui de cette aventure américaine qui n’est, si ça se trouve, qu’un rêve…  Il semble que le passage du comédien par des spectacles aussi réussis que Follies  l’orientent vers d’autres horizons. D’ailleurs les clins d’œil à Broadway ne manquent pas. Mais que les aficionados se rassurent : l’une des spécificités de Mme Raymonde, celle d’exhumer des textes drolatiques, est respectée avec en une sorte d’apothéose une vision de « Ben-Hur » désopilante, sans doute l’un des temps les plus forts du spectacle. Voilà donc de la belle ouvrage et le souhait de ne pas rester dans des chemins trop tracés paie. Avec en prime un final étincelant, sans parole ni musique… Envie de le découvrir ? Rendez-vous au 20ème théâtre !

 

 

FROGGY'S DELIGHT.COM
16 novembre 2014
Depuis 2011, il tardait à ses fans absolus de retrouver Madame Raymonde, bourlingueuse de bitume du Paris populaire à la Carné et à la Tardi, créature et création du comédien et chanteur Denis D'Arcgangelo.
Mais ce dernier n'a pas chômé puisqu'il a sévi dans le lyrique avec notamment "La Belle Hélène", le théâtre avec "El Tigre" sous la direction de Alfredo Arias et créé avec Jean-Luc Revol, son complice de toujours, un épatant duo chantant, "Les 2G, artistes de music-hall".
Après "Madame Raymonde revient !", "Madame Raymonde exagère" et "Madame Raymonde - Mes plus grands succès", pour ne citer que ses dernières aventures, voici "Lady Raymonde" qui se la joue ni first lady d'une république bananière ni sujette blasonnée de sa grâcieuse majesté puisque sur l'affiche du spectacle elle arbore la couronne étoilée de la Statut de la Liberté.
Car Madame Raymonde est allée aux States pour conquérir Broadway et, pour mettre en musique ce chapitre de sa carrière, elle a accepté pour la première fois de "se faire mettre en scène", en l'occurrence par la chanteuse Juliette, ce qui se traduit par un changement de formule et un renouvellement de son répertoire.
Certes elle est toujours vêtue de sa robe noire imprimée et coiffée d'un turban beauvoirien, la table de bistrot et le kil de rouge constituant toujours son seul décor, mais finis les récits jubilatoires de la gouailleuse des rades, de la diva des claques, de la mistinguett des bastringues et de la reine des tournées miteuses.
Finis également les rêves de la fleur de bitume inspirés par la fameuse Gaby Montbreuse grande figure du music hall des années 20 et reine de la chanson fantaisiste et les ballons de rouge éclusés après chaque couplet pour se velouter les cordes vocales qui favorisaient, à mesure que se vidait la bouteille, les savoureuses digressions et d'inattendues improvisations selon l'inspiration du moment.
Madame Raymonde ne sirote plus, à peine humecte-t-elle une fois ses lèvres, et, en toute sobriété délivre, accompagnée de son fidèle Zèbre, l'accordéoniste-pianiste Sébastien Mesnil, un éclectique tour de chant à la play-list hétéroclite, un spectacle de chansons, comme elle dit, reliées par un fil rouge.
Au programme, quelques perles "ricaines" tel le générique de l'inénarrable sérié télévisée "La croisière s'amuse", de la chanson française ("La Belle Abbesse" de Juliette, "Les bleus" de Serge Gainsbourg, "Grand maman c 'est New York" de Charles Trénet) et une pépite des années 1930 "L'histoire de ben Hur" qui fut chanté par Berthe Sylva.
Chanson réaliste ou fantaisiste, music-hall ou variété, l'interprétation de Denis D'Arcangelo fait mouche. MM

 

 

TATOUVU 
15 novembre 2014 - Samuel Ganes
Madame Raymonde, Le retour de la Lady
Madame Raymonde, personnage de chanteuse réaliste et goualeuse d’exception, campé avec grand talent par Denis d’Arcangelo, nous revient dans « Lady Raymonde » au Vingtième Théâtre, mis en scène par la compositrice et chanteuse Juliette.
On retrouve ici Madame Raymonde dans un répertoire entièrement renouvelé: « nous avons considéré avec mes producteurs, Les Concerts Parisiens, qu’il faudrait un regard nouveau sur cette Madame Raymonde. Jusqu’à maintenant je faisais le spectacle avec le Zèbre, l’accordéoniste, on renouvelait tous les ans ou deux ans le spectacle par tiers : on retirait quelques chansons et on en remettait d’autres, on changeait quelques intermèdes et le final. Le pari ici, c’est de faire du nouveau. J’ai voulu me sortir de la facilité. Un soir entre deux verres, avec Juliette, qui est une amie, je lui confiais cette envie et elle s’est proposée de suite pour être ce nouveau regard extérieur. Le point de départ de notre travail s’est fait sur une chanson « la Belle Abbesse », sur une musique de Juliette et un texte de Pierre Philippe, qui s’était inspiré du film Lady for a Day de Capra. L’histoire d’une clocharde qui vend des pommes et qui doit le temps d’un jour se faire passer pour une femme riche. Le spectacle s’est construit sur ce concept. Il y a quelques citations anglophones, mais le répertoire reste principalement francophone. On garde l’univers et les thèmes chers au personnage mais on voilage un peu de Paris à New-York. Après sont-ce des souvenirs, des rêves, du pur fantasme? On ne le sait pas. Ce qui est important c’est qu’elle porte en elle un peu d’Amérique et s’amuse le temps d’un spectacle à être une lady !

 

 

FOUS DE THEATRE.COM
14 novembre 2014 - Thomas Baudeau
De toute sa gouaille, l’impayable Madame Raymonde entonne son American Dream…
Quoi qu’il joue, quoi qu’il chante, du “Cabaret des hommes perdus“ à “La dernière nuit d’Eliott Fall“, même égaré au coeur d’un mauvais musical d’Alfredo Arias (oublions…), Denis D’Arcangelo vous embarque toujours dans un voyage émotionnel intense, conjuguant brillamment son inégalable sens comique avec la bouleversante humanité se dégageant de ses interprétations. Régulièrement, il les met au service de Madame Raymonde, personnage de music-hall fétiche créé il y a plus de vingt ans. Après quelques infidélités qui lui permirent entre autres de donner vie, aux côtés de Jean-Luc Revol, à l’irrésistible et délicieusement trash duo des 2G (trois dates exceptionnelles à ne surtout pas manquer en janvier), il retrouve cette truculente chanteuse réaliste, survivante des faubourgs que les moins de “Atchoum !“ ans ne peuvent pas connaître, sa petite robe à fleurs, ses talons, sa rangée de perles, et l’envoie aux Etats-Unis. Un improbable tour de chant bilingue drolatique et touchant, constitué de “chansons hydratantes“ émanant d’“un organe soigneusement hydraté“ (c’est important…), joliment coordonné par la malicieuse Juliette.
Car oui, on l’ignorait, Lady Raymonde tenta sa chance aux States. Depuis son troquet parisien “La Belle Abbesse“ narre l’épopée, ballon de rouge en main, “le temps de finir la bouteille“. Comme à chaque fois la setlist, éclectique, balaie les genres et les époques. De Trenet à Sondheim en passant par Lou Reed ou Juliette. Ainsi évoque-t-elle sa traversée de l’Atlantique via le “Love boat“ de la série éponyme, son arrivée à New York, ses rencontres malheureuses  à travers “Les bleus“ poignants de Gainsbourg ou l’hilarant “C’est une horreur raccrochez ! » du même auteur,  ses essais à Broadway (“Everything’s coming up Roses“ tiré de “Gypsie“), les petits boulots (ouvreuse, chanteuse  country dans un bar lesbien), galères, rêves et désillusions… Ne dévoilons pas tout, mais signalons encore une réjouissante “Histoire de Ben Hur“, aux interminables digressions, ainsi qu’un final pailleté et “claquetté“ des plus gracieux. Absolument, gracieux. Et aérien !
Livret tordant, textes superbement incarnés, habités, accompagnement musical simple mais de qualité (bravo à Sébastien Mesnil, dit Le Zèbre, fidèle partenaire de jeu-pianiste-accordéoniste)… Avec Raymonde, véritable show-woman, on rit, on frémit, on verse sa larme, au cours d’une soirée singulière que nous ne saurions que trop vous recommander.

UN FAUTEUIL POUR L'ORCHESTRE.COM
12 novembre 2014 - Denis Sanglard
note fff : à ne manquer sous aucun prétexte
Madame Raymonde nous revient ! Madame Raymonde est revenue ! Et c’est un bonheur que de retrouver notre Raymonde nationale, so franchies, si parisienne, désormais anoblie par la grande Juliette, notre magnifique ogresse de la chanson française qui, avec intelligence et complicité amicale, signe une mise en scène aussi sobre que classieuse, au cordeau, laissant toute la place – et dieu sait qu’elle en occupe – à ce personnage haut en couleur. Désormais Lady mais toujours la même gouaille, forte en gueule, exubérante, mais qui cachait sous sa petite robe ajustée des trésors de tendresse et de sensibilité. Il fallait qu’elle ose, et avec quelle classe, quelle délicatesse inouïe, reprendre cette « Belle Abbesse » (de Juliette) qui ouvre et referme ce récital de haute tenue pour découvrir une Madame Raymonde pleine de chagrin, de larmes, de coups reçus, ecchymoses au coin du c?ur, et qui rêve d’Amérique, prête à lâcher son Paname pour une terre d’illusion où le blues effacerait les bleus. Madame Raymonde chante et raconte son New-York mais n’oublie jamais son Paris, les hommes, les femmes, son enfance et comme toujours les phares. Allez savoir pourquoi il y a toujours chez Madame Raymonde des histoires de phares aussi absurdes et drolatiques les unes que les autres. Elle chante avec cette gouaille unique de chanteuse de rue aux talons usés par les pavés des faubourgs. C’est l’héritière écorchée de Fréhel, Arletty, Marie Dubas, Marianne Oswald et tant d’autres inoubliables inoubliées mais dont le répertoire est aussi résolument contemporain. Et puis soudain elle vous fauche net et sans bavure, vous émeut salement sans crier gare. Le rire qui soulève la salle à l’évocation de ses déboires racontée crânement avec tant de panache et de verve, ou de scies absurdes et populaires chantées à gorge déployée, se casse net. Sobre soudain et pudique, poignante, elle redevient cette petite fille fracassée (« j’ai douze ans » de Luc Plamondon) ou cette femme amoureuse et battue (« les bleus » de Gainsbourg). Mais jamais de pathos, ce n’est pas le genre de la maison. Madame Raymonde dans le malheur a de la tenue ! «  Tenir »  (Juliette) chante-t-elle perdue dans Broadway qui ne veut pas d’elle. Qu’importe si elle chante du Dolly Parton – « Jolene » dans le texte et en frange – dans les boîtes lesbiennes pour survivre en attendant un coup de fil qui ne vient jamais. Ou du moins jamais celui qu’il faut (« raccrochez c’est une horreur » de Gainsbourg). Madame Raymonde se console au cinéma. Et le clou de ce récital est sans doute « la chanson de Ben Hur », chanté en cinémascope où l’on s’étrangle de rire. Mais la nostalgie l’emporte bientôt et Aragon, « Paris 42 », vous serre le kiki. Madame Raymonde a un sacré répertoire pour illustrer sa vie. Ce qu’elle chante à plein poumon, entre deux coups de jaja, c’est la vie, c’est l’amour – même vache – c’est la mort et la peur. Entre rengaines absurdes, à l’humour ravageur, et chansons à texte ciselées qui vous bouleversent à qui elle donne une interprétation qui n’appartient qu’à elle, unique, héritière des pierreuses, des goualeuses, des chanteuses réalistes sans jamais les imiter, n’étant jamais qu’elle-même. Pour notre plus grand bonheur. Forte en gueule peut-être, fichu caractère bien trempé, personnage poétique en diable et unique auquel le public est fidèle et qui comme son joli et talentueux Zèbre accordéoniste (Sébastien Mesnil) l’accompagne depuis ses débuts. Lady Raymonde a mangé tout cru Denis D’Arcangelo son créateur inspiré, cet amoureux de la chanson qui a fait de son personnage, hommage à Arletty dans Hôtel du Nord, une grande chanteuse populaire.

LA MATINALE DE FRANCE MUSIQUE - VINCENT JOSSE
Jeudi 13 Novembre 2014
«  Au saut du lit  » Extrait de la Chronique de Laurent Valière
Le spectacle de Lady Raymonde est un voyage émouvant, drôle et en toute simplicité où Denis D’Arcangelo montre encore une fois ses talents de comédien, de chanteur et de fin connaisseur de la chanson.

NOS ENCHANTEURS.EU
Samedi 8 novembre 2014 - Norbert Gabriel
The beautiful tales of Old Timer Unc’Gab’
Once upon a time… Comme l’histoire va se terminer aux States, je vous mets dans l’ambiance yankee d’entrée de jeu.
Ordoncques, il était une fois madame Raymonde, une créature sans qui Paris ne serait pas vraiment Paris. Une sorte de personnage qui pourrait habiter le Paname de Doisneau ou de Willy Ronis, ces poètes photographes de la rue et du peuple parisien, dans son plus pittoresque folklore. Et madame Raymonde devint… mais commençons par le commencement, c’est plus simple.
Il était une fois, madame Raymonde, depuis 25 ans elle fait chanter le versant ensoleillé de la femme du peuple, joviale, alcoolo, sœur des gens de peu, des clochards, des taulards, des méprisés de toute sorte… Et puis un beau jour, ou une belle nuit, ou dans un bistrot, voilà ti-pas qu’apparaît la fée Juliette, qui offre un vœu à exaucer. Je vous dis pas la surprise, les fées, par les temps qui courent, ça se trouve pas au coin de la rue des Platrières… Mais là, si. Et madame Raymonde, qui n’a peur de rien, lui dit:
Tiens, j’avais justement dans l’idée de faire carrière de chanteuse internationale, et si on commençait par Broadway ? En attendant Las Vegas…
Tope-là, répond la fée Juliette, et en voiture Raymonde, tu seras Lady Raymonde, et c’est parti.
Vous saurez tout de la grande aventure de Lady Raymonde. On commence avec Berthe Sylva, pour finir Castafiore en passant par Dolly Parton et tout le kaléïdoscope des émotions de la chanson dans tous ses états. Car si le vœu se réalise, il y a des formalités à remplir : d’abord on part en paquebot, dans la grande tradition depuis le MayFlower et leTitanic, pour vivre le rêve américain; qu’il faut  mériter. Ensuite, c’est pas parce qu’on a une fée comme manager qu’on ne doit pas payer de sa personne. Et c’est trente six aventures, trente trois tours de piste, la gouaille Arletty, moitié Godard moitié Carné, une touche de Minelli, un verre de Kiravi, pour une virevolte entre les rires et les larmes, mais l’humour gagne toujours à la fin. Comme avec Starsky et Hutch. Mais en mieux.
Lady Raymonde reviendra-t-elle de ses exploits à Brooklyn by the sea ? Oui, le temps de nous éblouir, de son éternel panache. Il y a du Cyrano dans cette lady d’un jour, ou d’un soir, à 21h30 au Vingtième Théâtre, rue des Platrières, comme on l’a vu plus haut; où elle vous recevra avec distinction, jusqu’au 14 décembre, du mercredi au samedi à 21H30, le dimanche à 17h30 (sauf les 12, 19 et 26 novembre, Lady Raymonde étant retenue ailleurs)
Pour les réservations, c’est là : 01 48 65 97 90 ou points de vente habituels.
Last but not least, message de Radio Cité : Le zèbre joue de l’accordéon. Je répète : Le zèbre joue de l’accordéon.
Et Lady Raymonde redevient Denis d’Arcangelo après minuit, comme dans la tradition des fées marraines un peu fantasques, mais demain the show must go on, et Lady revient. Musique Maestro !
NDL’A: ça ne s’est peut-être pas passé exactement comme ça, mais,  Si non e vero, e ben trovato.  (selon Jules Cesar).


 

LE FIGARO 6 juin 2011


 


 


 


 


 

LE POINT
"Raymonde a quelque chose des grands clowns. Sa gouaille canaille est attachante, sa poésie écorchée, son rire mélancolique, ses tourments éclatants. Avec son zèbre d'accordéoniste, elle met de la joie chez les filles qui n'en n'ont plus que le nom, et de la couleur dans les destins gris."
avril 2009 (coup de coeur de la rédaction)

TELERAMA
"Une générosité qui rend Madame Raymonde furieusement attachante."
mars 2009

METRO
"Avec la gouaille d'une Arletty et l'aplomb de celle qui en a vu des vertes et des crues, Madame Raymonde ressuscite le savoureux répertoire des marlous et des filles de joie. Cintrée dans sa toute nouvelle robe à fleurs, coquette et coquine, elle rend hommage à Gaby Montbreuse, danse le cha-cha et n'en rate pas une pour se mettre le public dans la poche."
Charlotte Lipinska, 25 mars 2009

LE FIGARO MAGAZINE
"Fidèle à lui-même : exubérant, juste, heureux de faire rire sa salle. Denis d'Arcangelo a choisi dans les merveilles de la chanson réaliste de bien jolies pépites que son immense métier fait briller de mille feux. Grand comédien, très bon chanteur, accompagné de l'accordéoniste hors pair Sébastien Mesnil, d'Arcangelo est dans son élément. Il est drôle, touchant. «Je ne suis qu'une image, je n'ai pas d'âge !» Ce répertoire de chansons chargées d'histoire et de vie, il en raconte les origines, ce Paris d'antan, osé, nostalgique, «cœur et cul en vrac». Un moment rare dans la variété d'aujourd'hui".
François Deletraz, 21 mars 2009

PARISCOPE
"Alors celle-là, on l’adore ! Madame Raymonde est chanteuse, pas de variétoche, non, une chanteuse réaliste. Sa goualante est des plus hilarantes. Derrière ce personnage impayable, se cache le comédien Denis d’Arcangelo. Et celui-là, on l’adore tout autant que le personnage qu’il a créé."
Marie-Céline Nivière, février 2008

LE FIGARO
"D’Arcangelo pousse son personnage loin, au-delà des seules ressources du travestissement et de la gouaille faubourienne. Son numéro de défense et illustration de la trop oubliée Gaby Montbreuse est un grand moment de maîtrise comique."
Bertrand Dicale, février 2008

LE PARISIEN
"Gouailleuse, battant le pavé de la chanson réaliste populaire perchée sur ses hauts talons, la truculente chansonnière avec ses vrais faux airs d’Arletty nous trimbale de Pigalle à Montmartre ressucitant un répertoire à donner le frisson, à pleurer, à danser, à rire. Madame Raymonde fait son show, table bistrot, verre ballon et vraie bouteille de rouge à l’appui. Formidable !"
Marie-Emmanuelle Galfré, février 2008

TELERAMA
"Madame Raymonde, c’est d’abord un look improbable : robe à fleurs, collier de perles, rouge à lèvres trop voyant. Un personnage singulier. Il fait ainsi revivre le temps des marlous et des filles qui n’avaient de joie que le nom. On oublie très vite d’Arcangelo pour ne plus voir qu’une Mme Raymonde à la gouaille savoureuse. Ni ringar, ni caricatural, un spectacle à l’image de son interprète : généreux."
Michèle Bourcet, mars 2008

A NOUS PARIS
"Madame Raymonde revient après deux ans d’absence. Elle est là et vous allez en être gaga. Vous aimerez son aplomb dessalé, sa gouaille ravageuse, son coeur grand ouvert et son rouge à lèvre un peu trop voyant.
Madame Raymonde, c’est l’une de ces présences immédiatement familières avec lesquelles on a envie de partager un petit bout d’époque… Il (Denis d’Arcangelo) est extraordinaire de présence. Aucun doute : il se passe ici quelque chose d’impalpable qui n’a plus rien à voir avec la musique ni avec le théâtre mais avec la vie."

Myriem Hajoui, janvier 2008

LE FIGARO MAGAZINE
"Voir Madame Raymonde est un grand moment, un moment de plaisir, de détente et de rire. Denis d’Arcangelo , talentueux et vrai comédien, est unique quand il enfile la robe de Madame Raymonde. Voilà un spectacle montmartrois comme on n’en voit plus : mélange d’improvisation et de rigueur musicale où exulte tout le talent de ce comédien-chanteur exceptionnel."

François Delétraz, janvier 2008

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