Ensembles

NEVERMIND -

CHOC Classica : CONVERSATIONS

La viole de Robin Pharo est un modèle de noblesse et d'éloquence. On ne peut qu'admirer la ligne, la pureté d'expression et la volubilité de la flûte d'Anna Besson : ses échanges avec le violon royal de Louis Creac'h dans l'Allegro liminaire de l'ouvre XV de Quentin [...] ou la souplesse de ses phrasés qui semblent improvisés [...] sont de pures merveilles. On ne peut que rester attentif à de telles Conversations. 

Classica | juillet-aout-2016 | Philippe Venturini
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LIVE | GREGYNOG FESTIVAL: ENSEMBLE NEVERMIND

Ensemble Nevermind is a breathe of fresh air in the field of early music. The four musicians met at the Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, and their impetus to play together came from their friendship. This shone through in their Wales début performance at Gregynog, an afternoon concert in which their shared sense of fun was palpable. [...] 

Nevermind bring their own interpretation to the material, and it is one which communicates the spirit of the music very strongly.

Wales Arts Review | Cath Barton | 24 juin 2016

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Tout est permis aux meilleurs amis du monde. Ils s'écoutent avec confiance, se répondent avec bienveillance, composent avec la résonance du clavecin, rebondissent largement sur ses appuis. Ces quatre là aiment plus que tout se lover dans les mouvements lents – à ceux des cinq sonates au programme ils en ajoutent deux, en prélude et coda. Leur jeunesse heureuse, qui doit d'avantage à la Comtesse de Ségur qu'aux Liaisons dangereuses, jouit d'une virtuosité fusionnelle. Chacun s'en voudrait de prendre la parole au détriment du voisin […]. La complicité coloriste des Nevermind sa double-t-elle d'un idéal de conversation en musique ? Cet entre-soi luxueux reste imperméable à l'opposition dialectique, la réplique impatiente ou ironique, la tension articulée. […] La forte séduction de Nevermind prend celui de laisser l'auditeur en béatitude devant le vernis d'un objet somptueux ; leur dialogue papillonne merveilleusement d'une humeur à l'autre, mais fait rarement l'effort de soutenir une idée dans les échanges les plus affutées de Guillemain.

Diapason | Gaëtan Naulleau | juin 2016

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Un régal ! Nous ne sommes qu’au printemps, mais c’est déjà dans un savoureux fruit de fin d’été, gorgé de soleil, que l’on a l’impression de croquer en découvrant le disque de Nevermind ; ensemble constitué d’Anna Besson (flûte), Louis Creac’h (violon), Robin Pharo (viole de gambe) et Jean Rondeau (clavecin), quatre jeunes instrumentistes bourrés de talent qui font équipe depuis l’époque de leur études au Conservatoire National Supérieur de Paris.
 La popularité du claveciniste contribue certes à mieux faire connaître Nevermind, mais dès avant sa « Révélation »  aux Victoires de la Musique et son magnifique récital « Vertigo » (œuvres de Royer et Rameau, chez Erato), sorti il y a peu, le public avait eu l’occasion de prendre la mesure des qualités de la formation à laquelle Rondeau appartient. On se souvient d’une apparition remarquée en janvier 2015 à Paris dans la saison de « Jeunes Talents » de l’Hôtel de Soubise – où, une fois de plus, les organisateurs devançaient le succès plutôt que de courir après.

Pour son tout premier enregistrement, Nevermind fait le choix de la rareté avec deux compositeurs totalement méconnus : Jean-Baptiste Quentin (vers 1690-vers 1750) et Jean-Baptiste Guillemain (1705-1770) ; un projet pour le moins singulier que les interprètes ont pris tout le temps de mûrir dans le cadre de leur résidence l’Abbaye aux Dames de Saintes.
De la vie du sieur Quentin on sait bien peu (ses dates restent incertaines), mais il demeura longtemps en activité au sein de l’orchestre de l’Académie royale de musique. Quant à Guillemain, après des études en Italie avec Somis, il fut premier violon à l’Académie de musique de Dijon, puis devint « Musicien ordinaire de la Chapelle et de la Chambre du Roi » en 1737. Etrange fin que celle de ce virtuose de l’archet : on le retrouva mort à Chaville en octobre 1770, le corps lardé de quatorze coups de couteau...

Les deux compositeurs laissent nombre de sonates dont Nervermind offre quelques exemples qui illustrent à merveille le constat de Jean Saint-Arroman dans sa notice de présentation : « la Régence a développé un goût pour l’union des styles français et italien. Mais chez Quentin et Guillemain, le style italien domine le style français. »
Deux petits maîtres ? Sans doute, mais avec quelle merveilleuse complicité – véritable osmose dans le geste instrumental –, quelle profonde identité sonore Nevermind parvient-il à exprimer le charme profond, la tendresse et les envolées lumineuses des partitions qu’il a entrepris de nous faire découvrir.

Aussi inattendu qu’abouti, ce disque ne peut qu’inciter à retrouver la formation en concert à l’église des Billettes le 22 avril. Quentin et Guillemain sont évidemment conviés, mais François Couperin et Telemann leur tiennent compagnie. La fête promet d’être belle.
 
Concertclassic.com | Alain Cochard | Avril 2016

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Si Pierre Corneille pouvait encore s'exprimer par sa plume habile, il le ferait en ces quelques mots adressés à ces quatre jeunes musiciens de talent issus du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris

Né le l'amitié et de l'amour de la musique ancienne, l'ensemble Nevermind mérite bien des égards même si son effectif se veut restreint. Ça ne fait rien, sans jeu de mots ! Ces quatre instruments servent avec honneur et élégance cette belle musique qu'est la musique baroque.

Pour son premier disque l'ensemble Nevermind réalise un travail d'orfèvres en projetant dans la lumière deux compositeurs totalement méconnus.

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Cet enregistrement se veut aussi frais et pur que l'air des montagnes aux somptueux et mélancoliques paysages. […]

Au style italien prédominant, cet enregistrement n'en constitue pas un moins fabuleux ouvrage né de l'amour de quatre jeunes musiciens pour la musique baroque. Nevermind, retenez bien ce nom, est d'une d'une exquise beauté artistique . Soutenez ce jeune ensemble en vous procurant ce disque. N'hésitez pas à la découvrir en couconcert...

BaroquiadeS | Jean-Stéphane Sourd Durand

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http://bachtrack.com/fr_FR/review-jean-rondeau-nevermind-paris-february-2015

 

 

© Edouard Bressy

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