Ensembles

THE KING'S SINGERS -

God save the King's Singers ! La musique vocale anglaise en majesté à Gaveau

Note Bachtrack.com : *****
(Une des plus belles expériences jamais vécues. Un événement dont vous vous souviendrez avec joie dans cinq ans et duquel vous parlerez encore)

Les groupes vocaux a capella qui explorent le répertoire du "close harmony" se sont multipliés ces dernières années dans des répertoires divers. Fondés en 1968 et explorant un énorme répertoire de la Renaissance au contemporain, les King's Singers ont un statut à part dans cet écosystème musical. Sans doute parce qu'ils partagent une culture musicale commune, ayant été formés pour l'immense majorité de ceux qui se sont succédés depuis leur création dans les grandes maîtrises britanniques, au premier rang desquelles celle du King's College de Cambridge dont étaient issus les 6 membres fondateurs. Mais aussi parce qu'ils ont su depuis bientôt cinquante ans explorer de multiples champs musicaux (pop, classique, jazz, opérette viennoise, Renaissance) avec un égal bonheur et en sachant se fondre à chaque fois dans les différents styles avec une rigueur et un humour tout britannique.

Depuis leur création, les chanteurs se sont succédés, toujours choisis par cooptation, restant entre quelques années et vingt-cinq ans pour certains d'entre eux, suivant leur capacité à résister au rythme incessant de leurs tournées, avec près de cent cinquante dates annuelles dans le monde entier. C'est ainsi que se côtoient le vétéran David Hurley, contre-ténor depuis 1990, et le jeune ténor David Gregory, dernier arrivé au sein du groupe en 2014 pour remplacer Paul Phoenix. Mais toujours la magie des timbres opère et l'équilibre reste inchangé.

Pour leur venue annuelle à la Salle Gaveau le 17 mars, ils ont décidé de rester dans un répertoire exclusivement britannique, mais qui couvrait toutefois cinq siècles de musique, dans un ordre quasi chronologique. La première partie était consacrée pour l'essentiel aux deux maîtres anglais de la Renaissance : William Byrd et son mentor Thomas Tallis, avec des œuvres qui d'emblée mettent en évidence une incroyable maîtrise de la respiration et de l'équilibre des voix, ainsi qu'une parfaite intonation.

C'est avec le plus grand compositeur anglais du 20eme siècle, Benjamin Britten, que les King's Singers ont choisi de continuer leur programme. En présentant un cycle peu connu de la fin de la vie du compositeur, Sacred and profane, basé sur des poèmes médiévaux, ils ont mis en évidence tout ce que ce grand maître moderne doit à ses aînés de la Renaissance. Une note plus joyeuse était ensuite apportée avec des extraits de plusieurs opérettes anglaises du célèbre duo du 19e siècle, Gilbert and Sullivan. Ces extraits du Mikado ainsi que des Pirates de Penzance permettaient de révéler toute la verve comique du sextette, notamment dans l'inénarrable et jubilatoire chanson The Pirate King.

Pour terminer la première partie, le groupe était rejoint par le pianiste Denis Pascal pour découvrir une facette méconnue du grand pianiste George Shearing, avec lequel ils avaient enregistré un de leurs rares disques avec instruments, consacré aux standards du jazz. Cet artiste a en effet composé plusieurs œuvres vocales qui mêlent la tradition chorale avec des rythmes de jazz, et en particulier dans les années 1980 un cycle Songs and Sonnets sur des poèmes de Shakespeare, que le groupe a dans son répertoire depuis vingt cinq ans : une belle découverte aux magnifiques harmonies, qui n'est pas sans rappeler le meilleur Gershwin.

La deuxième partie commençait avec Frederick Delius et son délicat Wanderer's Song inspiré par une déception amoureuse. Ralph Vaughan Williams, compositeur injustement méconnu en France, a recueilli patiemment en parcourant toute l'Angleterre un grand nombre d'airs populaires de tradition orale, et trois d'entre eux étaient présentés par les King's Singers, qui rendent à merveille leur poésie toute bucolique.

Enfin les King's Singers abordaient un répertoire de chansons de variété contemporaine avec deux titres de leur album Chansons d'Amour: Love's Philosophy de Roger Quilter, et Alice in Wonderland d'Allan Clare. Et bien sûr ils ont terminé comme dans presque tous leurs concerts, avec deux titres des Beatles : Michelle dans un registre nostalgique et When I'm 64 qui donne l'occasion d'un délire d'imitations dans lesquelles ils se délectent, mais toujours avec une remarquable précision et justesse.

Les bis de ce concert reflétaient toute la variété de leur répertoire : après le spiritual Down by the Riverside ils ont enchaîné avec une chanson de Paul Simon Some folks lives roll easy puis une transcription ébouriffante de virtuosité de l'ouverture du Barbier de Séville de Rossini qui leur a valu, fait rarissime en France, une standing ovation. Enfin, clin d'œil particulier en ce jour de la Saint Patrick, ils clôturaient cette soirée d'exception par le célébrissime Danny Boy, sans doute la mélodie irlandaise la plus célèbre au monde, interprété avec une fervente simplicité."

Denis PEYRAT, 19 mars 2016 - Bachtrack.com

 

«  Perfection ! Est le mot qui est sur toutes les lèvres à la sortie du concert (…). 
On est subjugué par la justesse des voix, leur homogénéité, leur cohésion comme si un même souffle les transportaient toutes. 
Même subtilité, même délicatesse avec en plus cette petite touche so british (…). Ce véritable feu d’artifice vocal a ravi le public qui tout à son bonheur a conclu par une longue ovation debout. »
Collégiale Saint-Julien – Festival Vochora
Le Dauphiné | Juillet 2013

«  (...) avec une élégance, une subtilité et une sobre délicatesse tout britannique et parfaitement royale.(...) Admirable cohésion d'un ensemble lié par un souffle commun. (...) Ces voix qui occupent sans instruments l'entièreté de l'espace sonore ont soulevé l'enthousiasme de l'assistance.
 »
Chapelle de la Trinité - Festival de Musique Baroque de Lyon
Forumopera | Janvier 2013


«  Ils sont venus, ils ont chanté, ils ont charmé (…) et une fois encore on admire ces musiciens hors pair qui ne se contentent pas (…) de très bien chanter (…) vivent les œuvres qu’ils interprètent (…) dans un français parfait.
Comment ne pas rester stupéfait à l’écoute d’une telle justesse, d’une telle cohésion, bref d’un tel professionnalisme ?
Un feu d’artifice vocal a cappella qui envahit toute l’histoire de la musique résumée en une soirée. Une occasion de plus d’admirer la diction et l’esprit caustique de ces brillants interprètes.
 »
Eglise Saint-Pierre des Cuisines – Grands Interprètes de Toulouse
Classictoulouse | Janvier 2013


« Chaque chanson est une petite perle, paraissant si simple, parfaitement équilibrée et sur mesure pour le talent unique des King’s Singers. (...) La juxtaposition de la rigueur musicale et du chant parfaitement placé des King’s Singers avec le son plus distant et relaxant du [choeur Concordia] fonctionne à la perfection. Toute la musique de ce disque est d’une beauté ravageuse et garantit un plaisir immense. Ne le manquez pas. » (Malcolm Riley)
CD High Flight
Gramophone | Février 2012


« Mais pour faire encore plus briller cette homogénéité, ils rajoutent quand il le faut un grain de couleur so british, comme les chaussettes rouges de la basse. Ils n’ont pas besoin d’accompagnement puisqu’ils peuvent imiter tous les instruments avec leur voix (...) Des arrangements d’un extrême raffinement transcendent
les mélodies populaires les plus naïves. (...) des unissons parfaits. » (François Clairant)
Grand-Théâtre de Bordeaux
Sud Ouest | Janvier 2012


« Les King’s Singers n’ont qu’un souci : celui de la perfection. (...) Justesse au niveau de la voix, c’est une absolue évidence et une magnifique réalité. Mais également dans les intentions et les nuances. Avec en prime une rare cohésion de timbres : des chanteurs d’un égal éclat ; des voix qui remplissent idéalement les harmonies, le temps et finalement l’espace. Car cette machine impeccable et implacable trouve en plus le moyen d’avoir un vrai supplément d’âme. Dur pour la concurrence.» (Pierre-Olivier Febvret)
Polydôme de Clermont-Ferrand
La Montagne | Janvier 2012


« (...) des titres plus fragiles et plus intimistes, qui mettent en lumière l’immense talent des King’s Singers pour le chant en harmonie rapprochée, et particulièrement leur capacité à moduler le volume sonore quand une partie du groupe devient accompagnement et que l’autre partie fait ressortir la mélodie. (...) Un album intéressant et bien réalisé, qui mérite largement d’être étudié de près. » (Terry Blain)
CD High Flight
BBC Music Magazine | Janvier 2012

« On peut aujourd’hui s’aider de mille techniques pour corriger la justesse et le phrasé lors d’un enregistrement studio, mais cet enregistrement live montre que les King’s Singers n’en ont aucun besoin. (...) les mots difficultés techniques ont tout simplement disparu du dictionnaire. »
CD Joy to the world
BBC Music Magazine | Décembre 2011


"La longue ovation debout qui a conclu le concert ne laisse aucun doute sur le bonheur du public."
Festival Eclatsdevoix | Juin 2011

"L'ensemble ne cesse pas d'offrir à son public le profil d'une jeunesse quasiment immuable."
"Pour leur verve rhétorique et mélodique non pareille, les « King's », aujourd'hui comme hier, restent vraiment au-dessus du lot.

"

Concertclassic | Janvier 2010

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